TRAITE’ DU SUBLIME. 6 S
de jurer par le nom de ceux cjui avoient combattu - ils’amuse à jurer par une chose inanimée, telle qu’est uncombat. Au contraire,dansDemosthene ce serment estfait directement pour rendre le courage aux Athéniensvaincus, & pour empescher qu ils ne regardassent do-resnavant, comme un malheur, la bataille de Cheronée.De sorte que, comme j’ay desja dit, dans cette feulefigure, il leur prouve par raison qu’ils n'ont point failli;il leur en fournit un exemple ; il le leur confirme pardes sermens ; il fait leur éloge ; Sc il les exhorte à laguerre contre Philippe.
Mais comme on pouvoit respondre à nostre Orateur:il s’agit de la bataille que nous avons perdue contrePhilippe, durant que vous maniez les affaires de la Ré-publique , Sc vous jurez par les victoires que nos an-cestres ont remportées. Afin donc de marcher seûre-ment,ila soin de regler ses paroles , ôc n employé quecelles qui luy font avantageuses ; faisant voir que mesmedans les plus grands emportemens il faut estre sobre& retenu. En parlant donc de ces victoires de leurs an-cestres, il dit: Ceux qui ont combattu par terre à Ma-rathon , & par mer à Salamine ; ceux qui ont donne ba-taille prés d’Artemise & de Platées . Il se garde biende dire, ceux qui ont vaincu. II a soin de taire leve-
tous les défauts que Longin nous expliqueclairement dans le seul examen qu’il faitde ce ferment d’Eupolis.On peut voir deux
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R E M A R ò ’
endroits de Quintilien dans le Chap. r. daLivre IX. Uacier.
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