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Tome second.
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66 TRAITE* DU SUBLIME.

nement, qui avoit été aussi heureux en toutes ces batail-les , que funeste à Cheronée ; Sc previent mesure l’au-diteur, en poursuivant ainsi : Tous ceux , ô Eschine >qui font péris en ces rencontres, ont ejié enterrez, auxdespens de la République , & non pas seulement ceuxdont la for tune a seconde la valeur .

CHAPITRE XV.

Que les Figures ont besoin du Sublime pour les soutenir.

I L ne faut pas oublier icy une réflexion que j'ai faite*Sc que je vais vous expliquer en peu de mots. C estque si les Figures naturellement soutiennent le Sublime,le Sublime de son àoílé soutient merveilleusement lesFigures : mais où, Sc comment ; c’est ce qu'il faut dire.

En premier lieu, il est certain qu’un Discours où lesFigures font employées toutes seules, est de foi-mefmesuspect d’adresse, d’artifice, Sc de tromperie ; principa-lement lors qu’on parle devant un Juge souverain, Scíur tout si ce Juge est un grand Seigneur, comme unTyran, un Roy, ou un General d’Armée. Car il con-çoit en luy-mefme une certaine indignation contre ro-tateur, (i) & ne sçauroit souffrir qu’un chétif Rhétori-

REMARgUE S.

(i) Et ne sçauroit souffrir qiìun chétif. ] I chétif Rhetoricien & finesses grossières , nclime semble <piç ces deux expressions > peuvent s’accorder avec ces charmes dudis