82 TRAITE’ DU SUBLIME.
Ma«uiv.iï. JVLais HeBor 3 qui les volt espars fur le rivage >
Leur commande à grands cris de quitter le pillage : )D’aller droit aux Hais eauxfur les Grecs fe j et ter pCar quiconque mes yeux verront s* en efcar ter yAujf-tofl dans son sang je cours laver fa honte .
Le Poëte retient la narration pour soy , comme cellequi luy est propre ; Sc met tout d’un coup Sc sans enavertir, cette menace précipitée dans la bouche de ceGuerrier bouillant Sc furieux. En effet, son discours au-roit langui, s’il y eust entremeílé : Heïïor dit alors detelles ou semblables paroles . Au lieu que par cette Tran-sition impréveûë il prévient le Lecteur, & la Transitionest faite avant que le Poëte meífne ait songé qu’il la fai-íoit. Le véritable lieu donc où l'on doit user de cetteFigure , c'est quand le temps preste , Sc que l’occafíonqui fe présenté ne permet pas de différer : lors que furle champ il faut passer dune personne à une autre ,*Lme per- Lomme dans Hecatée : * ( i) Ce Héraut ayant ajsez, pez*édu * la conséquence de toutes ces choses y il commande aux descendans des Heraclides d'e fe retirer . Je ne puis plus rien
R E M A K QJV E S.
U) Ce Héraut ayarítpesé, &c.] M. leFévre & M. Dacier donnent un autre sens ace passage d’Hécatée , & font même une re-stitution sur «f ’àv , dont ils changent ainsil’accent «v 70) uv : prétendant que c’est unIonisine , pour ùf //à «v. Peut-être ont-ilsraison , mais peut-être aussi qu’ils so trom-pent , puifqu’on ne fçait de quoi il s’agit encet endroit, le livre d’Hécatée étant perdu.
En attendant donc que ce livre soit retrouvé»j’ai crû que le plus sûr étoit de íùivre le sensde Gabriel de Petra , Sc des autres Inter-prètes, fans y changer ni accent ni virgule.Boileau.
Ibid. Ce Héraut ayant."] Ce paflàge d’Hé-catée a- été expliqué de la même maniérépar tous les Interprètes ; mais ce n’est guerela coutume qu’un Héraut pèse la conséquent