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Tome second.
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84
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OdyíT. liv. 4>

y, csi.

84 TRAITE’ DU SUBLIME.

Penelope dans Homere, quand elle volt entrer chezelle un Héraut de la part de ses Amans :

De mesfascheux Amans ministre injurieux ,

Héraut, que cherches-tu ? Qui t amene en ces lieux ìY viens-tu de la part de cette troupe avare ,

Ordonner qu à Vinstant lefejiin se pre'pare ?

Fasse le juste Ciel , avançant leur tressas ,

Que ce repas pour eux soit le dernier repas •

Lasches, qui pleins d* orgueil, & foible s de courage ,Consumez* de son Fils le fertile heritage ,

Vos peres autrefois ne vous ont-ils point ditQuel homme efloit Ulysse, &c.

CHAPITRE XXIV.

De la Périphrase ,

I L n y a personne , comme je croy , qui puiíïe douterque la Périphrase ne soit encore d’un grand usage dansle Sublime. Car - comme dans la Musique le son princi-pal devient plus agréable à l’oreille, lors qu’ilest accom-pagné (1) des differentes parties qui luy respondent : demesme, la Périphrase tournant autour du mot propre .

H E M A R gJU E S.

( I ) Des différentes parties qui lui répon-dent.^ C est ainfi qu’il faut entendre nctpayá-vat- Cesmots çSoysu era.pá<pavot,ne voulantdire autre choie que les parties faites fur leíijet ; 8c il n’y a rien qui convienne mieux àla Périphrase , qui n’est autre chose qu'un

assemblage de mots qui répondent différem-ment au mot propre, 8c par le moyen des-quels, comme l’Auteur le dit dans la fuite »d’une diction toute simple on fait une eípécede concert 8c d’harmonie. Voilà le sens leplus naturel qu’on puisse donner à ce passage.