TRAITE* DU SUBLIME. 85
forme souvent, par rapport avec luy, une consonance& une harmonie fort belle dans le discours ; fur toutlors qu elle n a rien de discordant ou d’ensté, maïs quetoutes choses y font dans un juste tempérament. Pla-ton * nous en fournit un bel exemple au commence-J u-ment de son Oraison funebre. Enfin, dit-il, nous leurf^fi'avons rendu les derniers devoirs ,& maintenant ils ache-tent ce fatal voyage , Us s’en vont tout glorieux dela magnificence avec laquelle toutelaVtlle en général*, &leurs Parens en particulier , les ont conduits hors de cemonde. Premierement il appelle la mort ce fatal voyage .
Ensuite il parle des derniers devoirs qu on avoit rendusaux morts, comme dune pompe publique, que leurpaïs leur avoit préparée exprès pour les conduire orsde cette vie. Dirons-nous que toutes ces cho es ne contribuënt que médiocrement a relever cette pen eeAvouons plustost que par le moyen de cette Périphra-se, mélodieusement respanduë dans le discours, dunediction toute íimple, il a fait une eípece de concert 8cd'harmonie. De mesme Xenophon : Vous reg ^travail comme le seul guide qui vous peut conduire aune deLeuûcl .vie heureuse & plaisante . Au refte votre ame e J ornee ela plus belle'qualite' que puisent jamais pojfie er es om ,
R E M A R QJP E S '
■ r - , „ . , , , t P m ’en rapporte pourtant aux Sçavans en
Car ,e ne fuis pas de 1 avis de ces modernes, ^ ^X ^ ^ conno isr a nce
qui ne veulent pas que dans la Musique des ja H J pour décider souverainement
Anciens , dont on nous raconte des effets si I ív j rr o ^prodigieux,il y ait eu des parties: puisque I la-aeilus. coileau.
fans parties ii ne peut y avoir d’hannonie. |