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mes nez* pour la guerre ; cejl qu il riy a rien qui voustouche plus fenjìblement que la louange. Àu lieu de dire :Vous vous addonnez* au travail , il use de cette circon-locution, Vous regardez* le travail comme le seul guidequi vous peut conduire à une vie heureuse . Et estendantainsi toutes choies, il rend íà pensée plus grande , Screleve beaucoup cet éloge. Cette Périphrase d’Hero-
*lìv. i.pag. dote*me semble encore inimitable : La Deesse Venus ,
45. íect 105. _ jj
Francforts 6 P 0ll I chaftier * insolence des Scythes , qui avoient pilleson Temple 3 leur envoya (1) une maladie qui les rendoit
* Les fit de- Femmes . *
Venir impuis- rt -1 r . « n f n
sans. Au reste il n y a rien dont 1 usage s estende plus loin
que la Périphrase, pourveû qu on ne la respande pas par, tout fans choix Sc fans meíure. Car aulsi-tost elle lan-guit, & a je ne sçay quoy de niais Sc de grossier. Et c’estpourquoy Platon,qui ess tousjours figuré dans ses ex-pressions , Sc quelquefois meíme un peu mal à propos ,au jugement de quelques-uns , a esté raillé, pour avoir
’Lm-f.pag. dit dans ses Loix* : II ne faut point souffrir que les ri -
-edit. de H.
£ftieane ' R E M J p QJV E S.
( i ) Une maladie qui les rendoit femmes. ]Ce passage a fort exercé juíqu’ici les Sçavans,& entr autres M. Costar Sc M. de Girac ;C’est ce dernier dont j’ai suivi le sens quim’a paru le meilleur : y ayant un fort grandrapport de la maladie naturelle qu’ont lesfemmes avec lesHémorrhoïdes. Je ne blâmepourtant pas le sens de M. Dacier. Coi-
Ì.EAV.
Ibid. Une maladie qui les r en doit femme s f\Par cette maladie des femmes , tous les In-
terprètes ont entendu les Hémorrhoïdes ;mais il me semble qu’Hérodote auroit eu tortde n'attribuer qu’aux femmes ce qui est aussicommun aux hommes, & que la Périphrasedont il s’est servi, ne seroit pas fort juste. Cepassage a embarrassé beaucoup de gens, ScVoiture n’en a pas été seul en peine. Pourmoi je luis perseiadé que la plupart , pouravoir voulu trop finasser,ne sent point entrezdans la pensée d’Hérodote, qui n’entendpoint d’autre maladie que celle qui est parti-*