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Tome second.
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i 7 6 REFLEXIONS

yeux, des choses qu il ne s’avisoit pas d’y remarquesQue c’est une vérité universellement reconnue, qu’iln’est point nécessaire , en matière de Poésie , que lespoints de la comparaison se respondent si juste les unsaux autres: qu il suffit d un rapport général , Sc qu unetrop grande exactitude sentiroit son Rhéteur.

C’est ce qu’un homme sensé auroit peû dire sans peinsà Monsieur l’Abbé Sc à Monsieur le Chevalier : mais cen’est pas ainsi que raisonne Monsieur le Président. II com-mence par avouer sincèrement que nos Poètes se fe-roient moquer d’eux, s’ils mettoient dans leurs Poèmesde ces comparaisons estenduës ; Sc n’excuse Homère,que parce qu’il avoit le goust Oriental - qui estoit, dit-il, le goust de sa nation. Là-dessus il explique ce quec’est que le goust des Orientaux , qui, à cause du feude leur imagination, & de la vivacité de leur eíprit, veu-lent tous j ours, pouríuit-il, qu’on leur dise deux chosesà la fois, Sc ne sçauroient souffrir un seul sens dans undiscours : Au lieu que nous autres Européans, nous nouscontentons d un seul sens, Sc sommes bien aises qu’onne nous dise qu’une seule chose à la fois. Belles obser-vations que Monsieur le Président a faites dans la Natu-re, Sc qu’il a faites tout seul! puifqu’il est tres-faux queles Orientaux ayent plus de vivacité d’eíprit que lesEuropéans, Sc íur tout que les François, qui font fa-meux par tout pais, pour leur conception vive Sc prom-pte : le stiîe figuré, qui régné aujourd’huy dans f Asie

mineure