Band 
Tome second.
Seite
191
JPEG-Download
 

CRITIQUES. 191

ment il n’y avoit pas oublié la formation de l’Or& desautres métaux. Cet Ouvrage s’estoit rendu si fameux dansà Grece, qu’il y avoit fait regarder son Autheur commeu ne eípece de Divinité.

Pindare venant donc à compoíèr íà premiere OdeOlympique à la louange d’Hieron Roy de Sicile , quiavoit remporté le prix de la course des chevaux - débutépar la chose du monde la plus simple 8c la plus naturelle,qui est : Que s’il vouloit chanter les merveilles de la Na-ture , il chanteroit, à limitation d’Empedocle Sicilien ,1 Eau & 1 Or, comme les deux plus excellentes chosesdu monde : mais que s’estant consacré à chanter les ac-Uons des hommes, il va chanter le combat Olympique ;Puisque c est en effet ce que les hommes font de plus£ r ànd : 8c que de dire qu’il y ait quelque autre combata usti excellent que le combat Olympique, c’est préten-de qu’il y a dans le Ciel quelque autre Astre austi lu-mineux que le Soleil. Voilà la pensée de Pindare misedns son ordre naturel, 8c telle qu un Rhéteur la pour-r Oit dire dans une exacte Prose. Voici comme Pindare

I énonce en Poète. U ri y a rien de Ji excellent que V Eau :

II n y a rien déplus esclatant que VOr, & H s e distingue

en *re toutes les autres superbes richesses comme un feu^ Ul dans la nuit . Mais , ô mon Esprit ,( 1 ) puisque

K E M A K gJV E S.

Ve utauffi'ív Me ^ e ft ’ & C -J La particule u bien montré dans l’Ode III. où ces motsblen dire en cet endroit puisque 8c aeiroy, 8cc. íont repetez.mnie ' c i«ey?. Et c’est ce a ue Benoist a fort F