i 9 6 REFLEXIONS
Sc íìir le Latin, il trouvera bon que je f avertisse ausiîqu’il y a une grossière faute de François dans ces motsde ía traduction : Adais , mon Esprit , ne contemples point,&c. Sc que contemple à l’imperatif n’a point d’x. Je lusconseille donc de renvoyer cette s au mot de Casuite»qu’il esc rit tous j ours ainsi, quoy qu’pn doive tous joursescrire Sc prononcer Casuifle. Cetté s, je l’avoue, y estun peu plus nécessaire qu’au pluriel du mot d’Opéra : carbien que j’aye tousjours entendu prononcer des Opéras,comme on dit des Facturas Sc des Totons, je ne vou-drois pas asseûrer qu on le doive escrire, Sc je pourroîsbien m’estre trompé en l’escrivant de la sorte.
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Longin
XXXV.
REFLEXION IX.
Croies de £ es mots b as font comme autant de marques honteuses
Dngin. Cil* J X J
qui flétrissent V expression»
C Ette Remarque est vraye dans toutes les Langues»II n y a rien qui avilisse davantage un discours qu6les mots bas. On souffrira pluslost, generalement par-lant , une pensée basse exprimée en termes nobles, quela pensée la plus noble exprimée en termes bas. La rabson de cela est, que tout le monde ne peut pas juger siela justesse Sc de la force dune pensée : mais qu’il n’y 3presque personne, lur tout dans les Langues vivantes,qui ne fente la bassesse des mots. Cependant il y ap el1d’Escrivains qui ne tombent quelquefois dans ce vice»