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Tome second.
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CRITIQUES. 199

Je pourrois rapporter encore icy un nombre infini depareils exemples. Mais au lieu de plaindre en cela leMalheur de noílre Langue, prendrons-nous le parti d ac-cuser Homere Sc Virgile de bassesse, pour n avoir paspteveû que ces tenues, quoy que fi nobles &fi doux aloreille en leur Langue, seroient bas Sc grossiers estanttraduits un jour en François? Voilà en effet le principeíur lequel Moniteur P** fait le procès à Homere. II neíe contente pas de le condamner íur les balles traduc-lions qu on en a laites en Latin. Pour plus grande seû-reté, il traduit luy-mesme ce Latin en François ; Sc avec<^e beau talent qu’il a de dire-bassement toutes choses,îl fait fi bien que racontant le íujet de l’Odyssée, il faitd Un des plus nobles íujets qui ait jamais este traite, unOuvrage aussi burlesque que ( 1 ) 1 Ovide en belle hu-meur.

II change ce sagé Vieillard, qui avoit soin destrou-peaux d’Ulysse, en un vilain Porcher. Aux endroits oùHomere dit, que la Nuit couvroitla Terre de son ombre,à cachoit les chemins aux Voy ageurs , il traduit : que l oncommençoìt à ne voir goûte dans les rues . Au lieu de lamagnifique chaussure dont Telemaque lie íes pieds dé-licats, il luy fait mettre ses beaux souliers de parade.^ 1 endroit où Homere , pour marquer la propreté

H E M A R gJV E S-

. JO VOvide en belle humeur. ] Ouvrage j Vers 9©. du premier Chant de l’Art poï-"“culedeDassoucy.V. la Remarie fur le | ti^uç, . ' .