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Tome second.
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228 REFLEXIONS

si sublime dans cette maniéré de parler, Que la lu-mière SE fasse, &c. puisqu elle est, dites - vous >tres-familière «Sc tres-commune dans la Langue Hebraf*que , qui la rebat à chaque bout de champ. En effet >adjoustez-vous, si je disois ; Quandje sortis, je dis à mesgens , suivez, - moy , & ils me suivirent : Je priay mortAmi de me prester son cheval ., & il me le prefla; pour-roit-on soustenir que j’ay dit là quelque chose de su-blime? Non sans doute; parce que cela seroit dit dansune occasion tres-frivole, à propos de choses -tres-poti-tes. Mais eff-il possible, Monsieur, qu avec tout le sça-voir que vous avez, vous soyez encore à apprendre cQque n’ignore pas le moindre Apprentis Rhetoricien,que pour bien juger du Beau, du Sublime, du Merveil-leux dans le Discours, il ne faut pas simplement regar-der la chose qu on dit, mais la personne qui la dit, lamaniéré dont on la dit, & soccasion où on la dit : enfinqu’il faut regarder , non quid st , se d quo loco st . Quiefì-ce en effet qui peut nier, qu’une choie dite en unendroit paroiíìra baffe «Sc petite ; «Sc que la mesme choiedite en un autre endroit deviendra grande, noble, subli-me , & plus que íublime ? Qu un homme, par exemple,qui monstre à danser , dise à un jeune garçon qu’il in-struit : Allez par là, Revenez, Destournez, Arrestez :cela est tres-pueríl, «Sc paroist mesme ridicule à raconter.Mais que le Soleil, voyant son fils Phaëthon qui s’eígaredans les Cieux íùr un char qu’il a eu la folle témérité de