PREFACES. 477
(ï) de mes deux Editions précédentes. Les voici. Il estbon que le Leïïeur soit averti à'une chose; c est qu enattaquant dans mes Ouvrages les défauts de plusieursEcrivains de nostre fie'cle , je n ai pas prétendu pour celafier à ces Ecrivains le mérite & les bonnes qualités qu ilspeuvent avoir d 7 ailleurs. Je n ai pas prétendu , dis - je ,nier que Chapelain >par exemple , quoique Poëtefort dur ,riait fait autrefois , je ne f f ai comment , une osez, belleOde; & qu il ri y ait beaucoup ri esprit dans les Ouvra-ges de JVIonsteur Quinault , quoique fi éloigné de la per-fection de Virgile, T ajouterai mefme fur ce dernier > quedans le temps ou j’écrivis contre lui, nous estions tousdeuxfort jeunes > & qu il riavoit pas fait alors beaucoupri Ouvrages > qui lui ont dans la fuite acquis une justeréputation. Je veux bien austì avouer qu il y a du géniedans les Ecrits de Saint-Amand, de Brébeuf 3 de Scu-deriy ( i ) de Cotin mefme , & de plusteurs autres quef aicritiqués. En un mot , avec la mefme sincérité que f airaillé de ce qu ils ont de blafmable ; je fuis prest à conve-nir de ce qu ils peuvent avoir ri excellent. Voilà 3 ce mesemble , leur rendre justice , & faire bien voir que ce ri estpoint un esprit ri envie & de médisance qui m afait écrirecontre eux .
R E M A R gJU E S.
(0 t)e mes deux éditions précédentes. ]Oe i68z. & 1694.
O ) On m’accuíè, diíôit M. Deípréaux,ne rien louer de ce qu 3 a fait Scuderi ;v oici pourtant deux beaux Vers que je fuis
étonné quiíòient de lui.
11 n’est rien de fi doux à de s coeurs pleins degloire
Que la paisible nuit $uisuit uneviffoíre.