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DE L’ASTRONOMIE MODERNE,intention de faire tort à Copernic , mais nous imi-tons ce grand homme , qui n’a point dissimuléce qu’il devoit aux anciens ; il cite lui-même lespensées qui l’ont guidé ; il indique la route qu’ila suivie.
§. UL
Si l’on en croit Muller, Copernic pensoit quela lumière des étoiles vient du Soleil, et il s’enétonne , attendu la prodigieuse distance qui lessépare dans l’hypothèse de cet astronome. En effet,les étoiles n’auroient pas autant d’éclat, si, à cettedistance , elles brilloient d’une lumière refléchie.
Mais Muller a tort de s'étonner, Copernic nenous paroît point avoir eu cette opinion absurde ;il représente le Soleil au centre de toutes les pla-nètes , comme un père au milieu de sa famille ;il dit qu’il illumine tout •, mais cela doit s’entendre,de toutes les planètes. Au reste, si Copernic avoitconservé cette erreur, que nous avons trouvéechez les Arabes , il s'est enveloppé dans des ex-pressions .trop générales pour décider la question:elles permettent le doute, et, en mesurant sesopinions par son génie, on le lavera de ce soup-çon ; toutes ces réflexions, toutes ces idées sont lespas de la science. Copernic y avoit introduit plusde philosophie qu’on n’avoit fait depuisHipparque: