HISTOIRE
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notre globe, soit que notre globe se meuve surlui-même. Le choix est donc au moins libre entreces deux suppositions ; et ce choix n’est plus librelorsqu’il doit avoir lieu entre des causes absurdes,même impossibles, et une cause simple et vrai-semblable.
§. I V.
Dans le siècle de l’école et de la dispute, onimagine bien que les objections, les argumens ,furent entassés contre cette idée de Copernic .Riccioli a réuni 77 argumens contre lui, tandisqu’il n’en a pu réunir que 45 en sa faveur. Iln’y a qu’à compter ; il est clair , selon lui, que lesystème ne peut être admis : 1 e plus grand adver-saire de ce système est l’homme lui-même ; lessens le dominent malgré lui ; il ne peut se ré-soudre à nier un mouvement qu’il voit de sesyeux, pour croire un mouvement qu’il ne sentpas. Tout est en repos dans sa demeure, dans leschamps qui l’environnent, il s’endort après letravail du jour ; et, lorsqu’il se réveille avec l'au-rore , ü retrouve les mêmes relations qu’il avoitavant le sommeil ; rien n’a changé de place au-tour de lui, comment se persuadera-t-il qu’il aparcouru 2 à 3ooo lieues dans l’espace ? Ce sys-tème n’étoit donc pas fait pour les hommes vul-