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de l'astronomie moderne.
gaïres,qui ne sont que sensibles; mais ce qu'il yeut de plus extraordinaire, c’est que ce système lutcombattu par des Savans. Cependant peu à peules esprits s’éclairèrent ; les difficultés du systèmeopposé frappèrent davantage ; on sentit qu’on pou-voit tourner avec laTerre sans s’en douter, commedans un grand vaisseau on fait route sur la mersans s’en apercevoir. Lorsque, dans le siècle sui-vant, on découvrit le mouvement du Soleil et de«Tupiter sur leur axe, aussi singulier et delà mêmenature que le mouvement de la Terre sur lesien , on eut une preuve victorieuse , et l'analo-gie pi'êtant son secours à la vraisemblance, plaçacette hypothèse au rang des vérités physiques.
La rotation de la Terre une fois prouvée etadmise, son mouvement annuel autour du Soleilsouffre moins de difficultés. La plus grande étoitle préjugé que la masse énorme qui porte tantd'empires, et sur laquelle les hommes sont si petits,ne pouvoit être ébranlée et mise en mouvement.Quoique ces deux mouvemens n’aient en appa-rence aucune liaison, et ne semblent point unesuite l’un de l’autre , dès que le préjugé abattu alaissé faire le premier pas à l’esprit humain, lesecond devient plus facile. La complication dusystème de Ptolémée étoit une grande absurdité ;Copernic eut le courage de faire main basse sur2. 3