HISTOIRE
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devons citer, du moins pour l'érudition astrono-mique, le père Petau , jésuite, habile chronolo-giste , et excellent critique : l’Astronomie lui a l'o-bligation d’avoir recueilli et traduit plusieurs au-teurs grecs. Mais le premier qui mérita réellementpar ses efforts, c’est Pejresc, conseiller au parle-ment d’Aix . Pejresc fut le protecteur ou plutôtl’ami de Gassendi , à qui la nature avoit donné dugénie , et le sort, peu de fortune ; Gassendi lui arendu ses bienfaits et l’a illustré en écrivant savie. Cet homme, qui ne s’est pas distingué par degrandesiuventions, avoit assez de mouvement dansl’esprit pour le communiquer aux autres , et c’estainsi qu’on peut encore être utile aux sciences.
Vendélinus engagea Pejresc à répéter, en t636,à Marseille , l’observation de la hauteur solsticial©du Soleil d’été, pour la comparer avec celle qui futfaite dans la même ville psr Pithéas , au tempsd'Alexandre. La comparaison étoit trop curieusepour que Peiresc s’y refusât. Il lit cette observationconjointementavec Gassendi . On employa un gno-mon de 5a pieds de hauteurfles observateurs, sur-tout. Vendélinus, furent trompés dans leur attente.On trouva à peu près la même proportion quePithéas avoit trouvée 2000 ans auparavant, entrela longueur de l’ombre et la hauteur du gnomon,'lundis qu’un sénateur de Provence s’çcçupoit