DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 26S
P ensa qu’une mesure prise dans la nature, parconséquent toujours la même , toujours facile àretrouver, pourroit devenir générale et éternelle.
vain les anciens ont eu leur coudée prisad a ns la stature de l’homme ; les tailles varient, lesCa uses physiques les font dégénérer , et ce typees t trop mobile. La toise et la lieue etoient a la'érité fixées par la mesure de la Terre ; mais ileu t été nécessaire de la mesurer de nouveau pourles retrouver. On avoit plutôt besoin que ces lon-gueurs itinéraires servissent à retrouver toujoursl’étendue de la circonférence du globe ; on pensaque la longueur du pendule qui bat les secondes,devoit être cette mesure universelle et constante ;^ais tout ce qui est physique est sujet à 1 alté-ration et au changement. Picard avoit observé queles horloges à pendules retardent en été et avan-cent en hiver : elles retardent parce que le pen-dule s’alonge parla chaleur, et met plus de tempsa chaque vibration ; elles avancent par une raisoncontraire et parce que le pendule s’accourcit parle froid. Il fallut donc le raccourcir en été et l’alon-ger en hiver, pour qu’il battît exactement les se-condes. Sa longueur n etoit donc plus constante :° n soupç ouno ; t même dès-lors que cette longueurdu pendule pouvoit être différente en différensl^ux sur le globe de la Terre . L’Académie aban-