DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 385
PÙO ; le sceptre de Newton a passé dans les mainsde ces trois géomètres. Newton avoit régné seul :d peut être pénible d’avoir des rivaux et surtoutdes égaux ; on ri’a qu’une part dans la gloire ac-•Juïse, dam l’admiration du siècle et dans la re-eonnoissance des âges ; mais il est beau de neCouver des égaux qu’au premier rang ! Commepersonne ne peut être comparé à Newton, ce§ r and homme ne doit faire envie à personne ; il est1 auteur d’une illustre famille ; il a laissé plusieurse nfans aussi nobles que lui. Si cette rencontre etc etle concurrence ont quelque désagrément pourles inventeurs, elles sont heureuses pour l’esprithumain. La foule qui écoute , acquiert bien plutôtla certitude ; les mêmes résultats, sortis de plu-sieurs mains , produits par différens examens,conduisent plus promptement à l’évidence et sou-mettent plus facilement les esprits.
Le moment du retour d’une comète devoit faireUne grande époque dans l’histoire de l’Astrono-mie ; il étoit nécessaire que l'esprit humain fûte n état de se rendre compte de toutes les cir-constances. Ce retour devoit être une preuve sen-sible pour le vulgaire; il devoit justifier Newtond’avoir assigné aux comètes des courbes fermées« des périodes réglées , comme en ont les pla-ntes, Mais la raison éclairée est plus difficile : il3 * s5