ce l’astronomie MODERNE. 3q7Voilés, n’est pas d’une seconde. Nous la suppose-l0ns de deux , pour ne rien forcer : il en résultene cessairement que Sirius est cent mille fois plus^°'n de nous que le Soleil, et dix mille fois plusque Saturne . Il est certain que la lumière s’af-|*°iblî | par le trajet et par l'éloignement ; les planètes^«minées par le Soleil, sont d’autant plus claires,d autant plus brillantes, qu’elles sont plus proches^ lui
et de nous : cet affoiblissement est déjà très-^eiable sur le disque de Saturne : si donc la lu-mière. du Soleil étoit envoyée à Sirius comme àc ette planète, elle y arriveroit affoiblie dans la rai-®on du quarré des distances , et à un éloignementdix mille fois plus grand , elle seroit cent millionsde fois plus foible. Il ne faut pas, à beaucoup près ,**0 si grand intervalle pour la rendre insensible ;Sirius nous seroit donc totalement inconnu : or,ç ette étoile est visible , elle a plus d’éclat qüe Sa-turne même : Sirius luit donc à nos yeux par saMinière native ; il ne tient rien du Soleil, et s’il seManifeste à nous, c’est par sa propre puissance.^ y a donc réellement des caractères qui peuvente h‘e saisis malgré la distance'des lieux; et ces deuxre ssemblances remarquables , celle de la fixité duSoleil et des étoiles, et celle d’une lumière fortee * P r opagée au loin, démontrent l’identité de ces