DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 47*
de nuages, ne laissent point assez de suite auxobservations pour cette vaste entreprise, la France méridionale offre un ciel plus serein et de plusbelles nuits: le projet de M. de la Caille étoit des y transporter , pour achever la description quilavoit commencée à l’extrémité du monde. Il aurasa ns doute quelque imitateur qui héritera de son£ele et qui remplira son projet ; cet objet merite-r oit les soins et la dépense du gouvernement : ilest de la gloire de la France de finir , après deuxmille ans, l’ouvrage ébauché en Egypte par lesPtolémée , et de donner enfin aux hommes la cartedétaillée des régions du ciel qu’ils ont sans cessesous les yeux.
Quelques-unes de ces étoiles offrent deux phé-nomènes qui demandent d’être approfondis : lepremier est celui de leur mouvement propre ; lespetites étoiles en ont - elles comme les grandes ?toutes les étoiles en ont-elles ? La réponse à cesdeux questions demande les travaux de beaucoupd’hommes et de beaucoup de siècles. Le secondphénomène est celui de la disparition périodiquede quelques étoiles: il est intéressant de détermi-ner ces périodes, d’examiner ou leur constance
leur variation : on pourroit même s’assurer si,c ’°mme on le suppose , ces disparitions tiennenta l’obscurité d’une partie de leur globe. On en