4 LA FORTIFICATIONfait ne l’auroit pas prouvé, le raisonnement leplus simple suffiroit, pour démontrer que cela nepeut être autrement.
Mais on ne doit point se bornçr à parler d’aprèsfoi, quand on fè trouve avoir une opinion con-forme à celle de quelque Maître de sart. M. leMaréchal de Saxe condamne les méthodes em-ployées pour les retranchemens Sc les lignes; ilcondamne également les dispositions adoptéespour s’y défendre ; il ne donne point de nouveauxmoyens de faire ni les uns ni les autres, mais ildonne en détail, sa manière de les défendre.Voici comment il s'exprime dans son Chapitre IX,qui a pour titre : Des Retranchemens & des Lignescc Je ne suis ni pour l’un ni pour l’autre de)> ces Ouvrages. Je crois toujours entendre par-)> 1er des murailles de la Chine, quand j'entends)) parler des lignes. Les bonnes font les bonnes?> dispositions Sc les braves troupes.
» Si l'on est inférieur en nombre, Ion ne tien->5 d ra pas derrière des retranchemens, où sen-)) nemi porte toutes ses forces en deux ou trois)) endroits. Si l’on est égal, on n’y tiendra pasî) non plus ; pourquoi donc se donner la peine