PERPENDICULAIRE. zo§formée sur plusieurs lignes redoublées ,* alors on i jo6.n’attaqueroit pas impunément une pareille posi-tion ; 6c si le Duc de Marlborough en eût trouvéune semblable, il eût été infailliblement repousséavec perte de la meilleure partie de son armée ;mais le Maréchal de Villeroy avoit marché furla Mehaine - fans être instruit seulement de laposition des ennemis. En y arrivant, il appritqu’on appercevoit la tête de leurs colonnes, & ilse mit en bataille, toujours sur deux lignes, lacavalerie sur les ailes, sinfanterie dans le centre.
C'est le Pont aux ânes- qui sert également pourtous les terreins. ici la moitié de l’armée ne pou-voit ni attaquer, ni être attaquée : cela n’y faitrien : il faut qu’elle y soit placée dans cet ordre ,puisque la longueur de la ligne s’étend jusques-là; c'est, on peut le dire, avoir montré le dernierdegré d’incapacité. II est fâcheux que le Roiait eu besoin d’attendre jusqu’à ce momentpour le reconnoître. Il lui en a coûté cher,pour n'avoir pas été, à cet égard, au niveau detoute la France.
Nous noys dispenserons d’entrer dans le détailhumiliant de cette bataille,* il se trouve par tout.
Tome IV* Q q