INTRODUCTION.
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des tiges où ils veulent faire développer la matière colorante, j’ai dûchercher les effets que l’action des agens extérieurs les plus puissanset les plus universellement répandus, c’est-à-dire, la lumière, l’airatmosphérique et l’eau pouvaient avoir sur la production du principecolorant, lorsqu’ils sont transmis à la plante, à différens degrés d’in-tensité.
Il me restait à constater dans la plante vivante sur quelles partiesdu végétal cette influence s’exerçait le plus directement, et quellesétaient celles dont les principes préexistans étaient plus particulière-ment modifiés. On comprendra, toutefois, qu’il ne m’a pas été permisde diriger à mon gré l’influence de ces agens, afin d’en étudier les effets,sur toutes les parties du végétal. Je sais qu’il aurait été surtout impor-tant que j’eusse pu les faire porter directement sur les racines, siègehabituel du principe colorant dans la Garance, mais,malgré tous messoins, j’ai dû renoncer aux essais tentés dans ce but, à cause des dif-ficultés qu’ils m’offraient, car je ne pouvais agir que sur de très-jeunessujets dont les racines, à peine colorées, et dont les tissus encore im-parfaits, pouvaient me faire espérer le développement de la matièreverte que j’observais dans la tigelle. Je voulais intervertir la productiondu principe colorant jaune.
En suivant mes observations depuis l’époque de la germination, j’aicherché à découvrir si les racines, vivantes ou mortes, offraient avantleur pulvérisation, des points où se fixaient de préférence les diversesmatières colorantes qu’on en extrait, et sur lesquelles le programmede l’Académie appelait notre attention. Il est résulté des observationsles plus simples, que tous les principes immédiats tirés des racines deGarance, ne sont que des combinaisons chimiques d’un seul produit,répandu dans tout le végétal inégalement.
Cette remarque pourra, je l’espère, apporter quelques modifications