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INTRODUCTION.
avantageuses dans les manipulations dont la racine de cette planteest l’objet avant son emploi comme teinture.
Un voyage fait dans une partie de la France qui produit les meil-leures Garances, m’a mis à même d’en voir la culture et de recueillir,à Avignon , des renseignemens nouveaux qui pourront offrir de l’inté-rêt par leur application dans les pays du Nord.
J’ai pensé ne devoir renfermer dans ce travail que l’exposé d’ex-périences faites avec attention et d’observations souvent répétées, etcomme, avant de l’entreprendre, je n’avais aucune hypothèse à faireprévaloir, il ne sera que l’expression fidèle des faits que j’ai cru, aprèsles avoir réunis, pouvoir rattacher à une théorie déjà admise et quim’a paru de nature à les expliquer d’une manière satisfaisante.
Je sens néanmoins que je laisse encore plusieurs points douteux àéclaircir, mais qu’on vueille bien se rappeler alors que le sujet meramenait incessamment, et comme par force, à des questions sur les-quelles les observateurs les plus distingués sont eux-mêmes peu d’ac-cord, et qu’enveloppe encore la plus grande obscurité.
Mon travail se divise en deux chapitres principaux , subdiviséseux-mêmes en deux parties; dans le premier chapitre je traite de toutce qui a rapport à l’anatomie et à la physiologie, en examinant sépa-rément le développement de la racine et celui de la tige. Le secondse compose de la partie d’application se rattachant à la culture et ladessiccation delà Garance.
J’ai dessiné moi-même toutes les figures au moyen d’un microscopehorizontal d’Amici et à un grossissement de 500 à 700 diamètres; leplus généralement mes dessins, calqués à la camera-lucida , ont étéréduits afin de les faire tenir dans un cadre plus étroit. J’ai cherchéà les lier et à en former un ensemble, de manière à retracer le déve-loppement de la plante dont nous avons à étudier quelques-unes des