SYSTÈME ÉGYPTIEN.
Les Égyptiens avaient pris pour mesures de lon-gueur les dimensions de certaines parties du corpshumain, dans son état viril. Toutes ces mesures secomposaient d’un nombre exact de largeurs de doigts ;en sorte qu’on peut considérer le doigt comme l’unitéfondamentale du système.
Les doigts de la main n’ont pas tous la même lar-geur; cette largeur varie encore, pour chaque doigt,depuis son origine jusqu’à son extrémité, et, pour lemême doigt, d’une main à l’autre. Il s’agit donc deprendre la moyenne. Et d’abord on ne tient pascompte du pouce , mais seulement des quatre autresdoigts de chaque main. On étend ces doigts, et on lesrapproche sans effort. Les mains étant placées| hori-zontalement, le côté intérieur en dessous, et les pou-ces dans le sens vertical, on place les mains sur lebord d’une table, l’une à côté de l’autre, en établis-sant le contact, non pas vers l’extrémité des doigts,mais le long de la première phalange des index.
Dans cette position , on prend la largeur des deuxmains aux articulations médianes des petits doigts,et la huitième partie de cette largeur est le doigt desmesures égyptiennes. Pour plus d’exactitude , on1