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exactement 20 coudées de long sur 10 de large. Lamoyenne des mesures ayant donné 10 mètres 492millimètres pour cette longueur, et moitié pour lalargeur, il s’ensuit que la coudée royale est de 524,6millimètres.
Cet exemple est peut-être le seul où le principe derecherches posé par Newton conduise à un résultatsatisfaisant. Il y aurait danger à l’appliquer à toutmonument de grandes dimensions : car une coudée deplus ou de moins sur trente est déjà dans l’ordre deserreurs que l’on retrouve au nilomètre d’Éléphantine .D’ailleurs, l’exemple deM. Jomard est là pour mon-trer jusqu’où peut conduire une première méprise etl’abus d’une hypothèse.
Il résulte de cet examen qu’on se servait en Egypte d’une grande coudée formée de la coudée naturelleplus un palme ; que cette coudée royale de 28 doigtsse divisait en deux grands empans de 14 doigts, demême que la coudée de 24 doigts se divisait en deuxempans de 12 doigts; qu’à la rigueur, l’empan de 14doigts pourrait être considéré comme un pied ( etc’est ainsi que Pline le désigne, quand il donne 883pieds pour le côté delà grande pyramide, quia 232,74mètres de longueur) ; mais rien n’autorise à admettrele pied parmi les antiques mesures égyptiennes ; etMoïse , qui indique tant de dimensions pour la con-struction du tabernacle et de ses accessoires, n’enparle jamais. Remarquons néanmoins que le pied dey 16 doigts, dont les Grecs et les Romains ontfait usage,se trouve très distinctement représenté sur la coudéed’Àménémopht, avec l’inscription deux tiers decoudée.