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[Partie théorique.]
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» son style, tranchée dans ses couleurs, opposée dans ses teintes, elle nous frappe par la har-)) diesse de ses transitions, et nous surprend par la bizarrerie de ses contrastes. Souvent,)> égale, simple et négligée, elle nous plait par la mollesse de ses contours , par la douceur de)) son ensemble, et nous enchante par la suavité et l’harmonie de ses teintes ; enfin, libre dans» sa démarche, variée dans ses effets , la nature n’est jamais plus aimable que dans ses irrégu-)) laritésj elle ne paraît jamais plus intéressante que dans ses caprices : admirable dans ses écarts)) même, clk se montre sublime jusque dans ses appareils désordres ».

Cet aimable désordre, cette négligence simulée, ne peuvent avoir d’autres règles que le goût.

.... Avant de planter, avant que du terreiaVôtre bêche imprudente ait entame le sein,

Pour donner aux jardins une forme plus pure ,

Observez , connaissez, imitez la nature.

N ’avez-vous pas souvent, aux lieux infréquentés ,

Rencontré tout-à-coup ces aspects enchantés ,

Qui suspendent vos pas, dont l'image chérie '

Vous jette en une douce et longue rêverie ? *

Saisissez , s’il se peut , leurs traits les plus frappant ^

Et des champs, apprenez Part de parer les champs,

{Les Jardins-, Cecaîît. i. )

Ces vers du Virgile français contiennent en peu de mots toute la théorie de cet art ; et nousallons y donner quelques développemens qui seront compris par ceux qui ont déjà le génie né-cessaire pour composer un jardin : car, ainsi que nous l’avons dit, le goût peut faire un archi-tecte de jardins jmais le précepte seul devient inutile dans cette carrière plus difficile que l’on nepense ; puisque le plan et les idées dépendent du site, des points de vue,.de la position et del’abondance des eaux, de la nature du sol, du climat* des environs , etc., etc. Nous classe-rons en quatre parties distinctes les principes fondamentaux de l’art des jardins naturels.

Le premier est déconsidérer les appartemens de la maison principale d’habitation comme lepoint de mire , ou plutôt l’optique, d’où doit être apperçue une partie du jardin, et consé-quemment ne point interrompre le rayon visuel qui part des scènes les puis intéressantes pourarriver à ce point.

Le second est de profiter avec intelligence de toutes les sinuosités naturelles du terrein et desabris qu’elles présentent, pour former des allées , des repos et des massifs d’arbres variés etconvenables à leur .exposition.

Le troisième est de distribuer avec art les eaux ainsi que les groupes d’arbres , d’arbustes etde fleurs* pour que la réunion des plantations offre des abris contre les rayons d’un soleil ar-dent , et que de la variété et des diverses couleurs de leur feuillage , naissent des oppositions etdes contrastes qui recréent l’oeil et présentent des scènes toujours nouvelles ; de faire paraître lejardin toujours plus grand, pins étendu qu’il ne l’est effectivement, en cachant avec soin les li-mites* soit par des massifs d’arbres par-tout où l’extérieur du jardin n’offrirait qu’un aspect dé-sagréable de maisons, chaumières, marais, etc., soit en creusant des fossés ou sauts-de-loups ,dont on interdira l’approche avec art, quand la beauté du site permettra de laisser appercevoirla campagne riante CE animée,- et toujours en disposant les allées de manière à les rapprocher