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[Partie théorique.]
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et à les éloigner insensiblement des murs , pour agrandir autant’que possible, la "pro-menade.

Enfin, le quatrième est de faire concorder les bâtimens avec le site où ils sont placés.

Le premier des principes exprimés ci-dessus n’a besoin d’aucun nouveau développement : onconçoit que des grouppes d’arbres, des fabriques ou autres masses élevées, interposés entre lebâtiment d’habitation et le point de vue à conserver, nuiraient à la perspective et arrêteraientle rayon visuel. Il ne s’agit conséquemment que d’éviter ces obstacles, ce qui est très- facile,quand on crée entièrement un jardin, ou même en élaguant ou eu formant des clairières dansles massifs existans, si l’on ne lait que restaurer un ancien.

Le second principe consiste à tirer un parti avantageux des élévations, des fonds, des coteaux ;d’adoucir les pentes trop rapidesj corriger les biais, les inégalités et les défauts du sol; sou-mettre la disposition générale à la situation naturelle du terrain; profiter avec sagacité des eauxque l’on peut amener ou conserver ; les distribuer avec goût. Toujours chercher à faire valoirles beautés que présentent les lieux ; cacher aux yeux l’art qui a présidé à la formation du jar-din , au point que l’on soupçonne que la nature seule s’est plu à embellir le séjour où l’on setrouve, pour ménager à ses hahitans des jouissances pures et paisibles : que rien enfin ne pré-sente l’idée de gêna , de contrainte et de travail : que les scènes diverses semblent par leur sim-plicité et par leur accord avec tout ce qui les entoure , formées par un hasard heureux. Enfinsi tout est naturel, subordonné au site, à ses accidens , et aux objets qui l’environnent, onaura réussi.

On lit dans un ouvrage récent et très-bien éorit, ces conseils sages , adresses aux architectesde jardins : « Lorsqu’un artiste est chargé de l'exécution et de la plantation d’un jardin , il» commence par étudier la nature du terrain qu’il doit embellir; il observe tour-à-tourles en-» virons du local, le paysage qui l’entoure , et qui peut lui donner de beaux points de vue ; il» examine les eaux courantes et dormantes, les rochers, les montagnes, les buttes, les boîs-)> taillis ou de haute-futaie. Enfin il se rend compte des arbres, des arbustes et des plantesw qui réussissent ie mieux dans le terrain qu’il va travailler. Il s’y promène souvent dans tous» les sens et dans toutes les heures du jour, pour tirer parti des effets que lui présentent le)) lever , le midi, et le couchant du «ofcii.

y D’après ces méditations, il calcule et trace son plan en marchant ; il dessine dans sa tète la» distribution des grandes masses ; la perspective lui indique la place qu’elles doivent occuper,)> pour ne pas se nuire mutuellement, soit en se cachant les unes les autres, soit en ne se» groupant pas convenablement, et pour former des vues pittoresques si parfaitement compo-)) sées, qu’il est difficile d’en rencontrer de pareilles dans la nature.

C’est donc de la disposition, que naît le charme, la fraîcheur et tous les agrémens d’un beaujardin: les matériaux, les arbres, les plantes sont les mêmes que dans un jardin triste etmaussade : c’est l’emploi seul de ces matériaux qui produit les difxérens, effets que l’oncherche : on voit qu’il ne faut pas avoir la prétention de créer, mais seulement de modifieret embellir. Le génie, dit M. Delille,

.... Ne compose pas : il corrige , il épure,

P achève les traits qu’ébaucha la nature.