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[Partie théorique.]
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( 5 ° )

Que les allées présentent, dans leur courbure flexible et dans leur étendue, des effets et desaccidens toujours nouveaux , imprévus et piquants.

» Riche variété, délice de la vue ,

» Accours > viens rompre enfin l’insipide niveau ,

»^Brise ce triste équerre et l’ennuyeux cordeau a.

Les végétaux ne croissent pas indifféremment sur toutes les espèces de terrain : tel arbreveut une terre sablonneuse et légère, que la chaleur du soleil pénètre facilement et qui reçoittoutes les impressions de l’atmosphère : tel autre croît volontiers dans les cailloux, sans aucuneliaison et privé de presque tous lés principes végétatifs. Celüi-ci se plaît dans un terrain fort etargilleux, que l’humidité pénètre difficilement, et qui, une fois imbibé des eaux pluviales,se dessèche avec peine, etse durcit aux chaleurs de l’été j et celui-là aime que ses racines soientcontinuellement humectées dans un sol aquatique et marécageux, peu fertile par lui-même,mais dont la constante fraîcheur répand la vie sur tout ce qui l’entoure elle couvre.

Il est donc indispensable , avant d’ordonner la plantation d’un parc ait d un jardin , de bienconnaître le sol que la nature a assigné à chaque plante, afin de lui donner celui qui lui estpropre , et en cela, un jardinier instruit doit toujours guider l’architecte, qui n’est pas obligéde connaître cette partie , mais qui doit tenir compte des conseils du premier, pour la compo-sition de ses jardins.

Le troisième principe appartient essentiellement à l’artiste : c’est à lui seul qu’est échu ledroit et le pouvoir de disposer en grouppes les arbres et tous les produits d’une végétationabondante et généreuse , d’en former des masses variées, tour-à-tour aimables et imposantes,sombres et riantes, et de multiplier les tableaux qui naissent de la réunion de tous les indivi-dus, l’association de tous les feuillages, l’opposition, des différentes couleurs.

» Connaissez donc l’emploi de ces différens veris.

» Brillans ou sans éclat, plus foncés ou plus clairs ,

» C’est par ces tons changeans , qir’au sein des paysages ,a Yous pouvez avec choix varier vos ombrages ».

C’est le génie seul qui peut tracer ces grandes pelouses, ces tapis de verdure si délicieux,entrecoupés de routes faciles : c’est lui seul qui conserve avec art ces clairières qui laissentappercevoir à l’oeil fugitif et avide, une campagne riche et peuplée qui s’identifie avec lejardin : c’est à lui seul à cacher les limites incertaines du terrain, et à s’emparer, k son profit, detout ce qui peut contribuer au charme et k l’agrément.

« Laissez donc des jardins la limite indécise ,s Et que votre art l’efface ou du moins la déguise,a Où l’oeil n’espère plus , le charme disparaît ;

a Aux bornes <P<in beau lieu nous touchons à regret ».

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Les arbres et les gazons sont les deux ornemens obligés d’un jardin : ces deux objets seuls,sans aucun secours'étranger, suffisent à la décoration et produisent toujours des scènes intéres-santes , pourvu que ces arbres et arbrisseaux soient plantés piramidalement les uns devant lesautres, par ordre de taille, pour que l’on puisse distinguer leurs variétés, leurs différens feuil-