les siècles et les révolutions des empires. Il estimpossible parmi tant de peuples divers, d’enconnaître l’inventeur : nous pouvons seulementaffirmer qu’elle est le plus ancien monument desconnaissances astronomiques. L’année civile desEgyptiens étant de 365 jours ; il est facile devoir qu’en donnant à chaque année le nomde son premier jour, les noms de ces annéesseront à perpétuité ceux des jours de la semaine.C’est ainsi qu’ont dû se former ces semaines d’an-nées, dont on voit l’usage chez les Hébreux,mais qui appartiennent évidemment à un peupledont l’année était solaire et de 365 jours.
Les connaissances astronomiques paraissentavoir été la base de toutes les théogonies dontl’origine s’explique ainsi de la manière la plussimple. En Chaldée et dans l’ancienne Egypte,l’Astronomie ne fut cultivée que dans les temples,par des prêtres qui fondèrent sur elle, les super-stitions dont ils étaient les ministres. L’histoirefabuleuse des héros et des dieux qu’ils présen-taient à la crédule ignorance , n’était qu’uneallégorie des phénomènes célestes et des opéra-tions de la nature, allégorie que le pouvoir del’imitation,l’un desprincipaux ressorts du mondemoral, a perpétuée jusqu’à nous dans les insti-tutions religieuses. Profitant pour consolider
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