DE L’ASTRONOMIE. 3 T
trente- trois ans, le conduisirent à peu près aumême résultat. Hipparque reconnut encore queles deux intervalles d’un équinoxe à l’autre,étaient inégaux entre eux, et inégalement par-tagés par les solstices, de manière qu’il s’écoulaitquatre-vingt-quatorze jours et demi, de l’équi-noxe du printemps au solstice d’été, et quatre-vingt-douze jours et demi, de ce solstice à l’é-quinoxe d’automne.
Pour expliquer ces différences, Hipparque fitmouvoir le soleil uniformément dans un orbecirculaire ; mais au lieu de placer la terre à soncentre, il l’en éloigna de la vingt-quatrième par-tie du rayon, et il fixa l’apogée au sixième degrédes Gémeaux. Avec ces données-, il formales premières Tables du soleil , mentionnéesdans l’histoire de l’Astronomie . L’équation ducentre, qu’elles supposent, était trop grande:on peut croire avec vraisemblance, que la com-paraison des éclipses dans lesquelles cette équa-tion paraît augmentée de l’équation annuelledelà lune, a confirmé Hipparque dans son er-reur , et peut-être l’a produite ; car cette erreurqui surpassait un sixième de la valeur entièrede l’équation, se réduisait au seizième de cettevaleur, dans le calcul de ces phénomènes. Il se-trompait encore en supposant circulaire, l’orbft