DE L’ASTRONOMIE. ^5
décrit uniformément. Si le rayon d’une de cescirconférences surpasse la somme des autresrayons -, le mouvement apparent de l’astre au-tour de la terre, sera composé d’un moyen mou-vement uniforme, et de plusieurs inégalités dé-pendantes des rapports qu’ont entre eux, lesrayons des diverses circonférences, et les mou-vemens de leurs centres et de l’astre ; on peutdonc en multipliant et en déterminant conve-nablement ces quantités, représenter toutes lesinégalités de ce mouvement apparent. Telle estla manière la plus générale d’envisager l’hypo-thèse des épicycles et des excentriques • car unexcentrique peut être considéré comme un cer-cle dont le centre se meut autour de la terre,avec une vitesse plus ou moins grande, et quidevient nulle s’il est immobile. Les géomètresavant Ptolémée , s’étaient occupés des appa-rences du mouvement des planètes dans cettehypothèse ; et l’on voit dans l’Almageste , que legrand géomètre Appollonius avait déjà résolu leproblème de leurs stations et de leurs rétrogrardations.
Ptolémée supposa le soleil, la lune et les pla-nètes , en mouvement autour de la terre danscet ordre de distances : la Lune , Mercure, Té-nus , le Soleil, Mars, Jupiter et Saturne . Cha-