DE l’astronomie.
dont il suivit l’opinion, les mettaient au-des-sous du soleil : les autres plaçaient ces astresau-dessus : enfin quelques Egyptiens lesfeisaientmouvoir autour du soleil. Il est singulier que Pto-lémée n’ait pas fait mention de cette hypothèsequi revenait à égaler les excentriques de cesdeux planètes, à l’orbe solaire. Si de plus, ilavait supposé les épicycles des planètes supérieu-res égaux et parallèles à cet orbe ; son systèmese serait réduit à faire mouvoir, comme Tycho-Brahé , toutes les planètes autour du soleil, pen-dant que cet astre circule autour de la terre ; et ilne serait plus resté qu’un pas à faire, pour arriverauvrai système du monde. Cette manière de dé-terminer les arbitraires du système de Ptolémée ,en y supposant égaux à l’orbe solaire, les cercleset les épicycles décrits par un mouvement an-nuel, rend évidente , la correspondance de cemouvement avec celui du soleil. En modifiantainsi ce système, il donne les distances moyen-nes des planètes à cet astre, en parties de sa di-stance à la terre ; car ces distances sont les rap-ports des rayons des excentriques à ceux desépicycles pour les planètes supérieures, et desrayons des épicycles, aux rayons des excentri-ques pour les deux inférieures. Une modificationaussi simple et aussi naturelle du système