48 PRÉCIS DE l’histoire
de Ptolémée , a échappé à tous les astrono-mes jusqu’à Copernic : aucun d’eux ne pa-raît avoir été assez frappé des rapports dumouvement géocentrique des planètes avec celuidu soleil, pour en rechercher la cause : aücünn’a été curieux de connaître leurs distances res-pectives au soleil et à la terre: on s’est contentéde rectifier par de nouvelles observations, lesélémens déterminés par Ptolémée , sans rienchanger à ses hypothèses.
Si l’on peut, au moyen des épieycles, satis-faire aux inégalités du mouvement apparent desastres ; il est impossible de représenter en mêmetemps , les variations de leurs distances. Ptolé mée ne pouvait connaître que très imparfaite-ment ces variations, relativement aux planètesdont il était impossible alors de mesurer lesdiamètres apparens. Mais les observations de lalune suffisaient pour lui montrer l’erreur de seshypothèses suivant lesquelles le diamètre de lalune périgée dans les quadratures , serait doubleà très peu près de son diamètre apogée dans lessyzygies. D’ailleurs, chaque inégalité nouvelleque l’art d’observer, en se perfectionnant, fai-sait découvrir , surchargeait son système, d’unnouvel épicycle • ainsi loin d’avoir été confirmepar les progrès ultérieurs de l’Astronomie , il