6o PRÉCIS DE l’histoire ,
la longueur de l’année : celle d’Ebn-Junis n’ex-cède pas de treize secondes, la nôtre qu’elle de-vait surpasser de cinq secondes. Il paraît parson ouvrage et par les titres de plusieurs manu-scrits existans dans nos bibliothèques , que lesArabes s’étaient spécialement occupés de laperfection des instrumens astronomiques : lestraités qu’ils ont laissés sur cet objet, prouventl’importance qu’ils y attachaient, et cette im-portance garantit la justesse de leurs observa-tions. Us donnèrent encore une attention parti-culière à la mesure du temps, par des clepsydres,par d’immenses cadrans solaires, et même parles vibrations du pendule. Malgré cela, leursobservations d’éclipses présentent presque au-tant d’incertitude, que celles des Chaldéens etdes Grecs ; êt leurs observations du soleil et de,-la lune, sont loin d’avoir sur celles d’Hipparque ,une supériorité qui puisse compenser l’avantagede la distance qui nous sépare de ce grand ob-servateur. L’activité des astronomes arabesbornée aux observations, ne s’est point éten-due à la recherche de nouvelles inégalités ;et sur ce point, ils n’ont rien ajouté aux hypo-thèses de Ptolémée . Cette vive curiosité quinous attache aux phénomènes, jusqu’à ce que-les lois et la cause en soient parfaitement con-.