DE D’ASTRONOMIE. 6l
nues, caractérise les savans de l’Europe mo-derne.
Les Perses soumis long-temps aux mêmessouverains que les Arabes , et professant la mêmereligion , secouèrent vers le milieu du onzièmesiècle, le joug des califes. A cette époque , leurcalendrier reçut par les soins de l’astronomeOmar-Cheyan, une forme nouvelle fondée surl’intercalation ingénieuse de huit années bis-sextiles en trente-trois ans, intercalation queDominique Cassini, à la fin de l’avant - derniersiècle, proposa comme plus exacte et plus sim-ple que l’intercalation grégorienne, ignorantque les Perses la connaissaient depuis long-temps. Dans le treizième siècle, Holagu-Ilecou-Isan , un de leurs souverains, . rassembla lesastronomes les plus instruits, à Maragha où ilfit construire un magnifique observatoire dont ilconfia la direction à Nassiredin. Mais aucunprince de cette nation ne se distingua plus parson zèle pour l’Astronomie , qu’Llugh - Beighque l’on doit mettre au rang des plus grandsobservateurs. Il dressa lui-même à Samarcande capitale de ses états, un nouveau catalogue d’é-toiles, et les meilleures Tables astronomiquesque l’on ait eues avant Ticho-Bralié. Il mesuraen 1437 , avec un grand instrument, l’obliquité