DE GASTRONOMIE. t)I
Pythagoriciens : elles avaient séduit Kepler, etil leur fut redevable d’une de ses plus belles dé-couvertes. Persuadé que lés distances moyennesdes planètes au soleil et leurs révolutions de-vaient être réglées conformément à ces analo-gies, il les compara long-temps, soit avec lescorps réguliers de la Géométrie, soit avec lesintervalles des tons. Enfin après dix-sept ansd’essais inutiles, ayant eu l’idée de comparer lespuissances des distances, avec celles des tempsdes révolutions sidérales ; il trouva que les carrésde ces temps sont entre eux, comme les cubesdes grands axes des orbites ; loi très importante,qu’il eut l’avantage de reconnaître dans le sys-tème des satellites de Jupiter , et qui s’étend àtous les systèmes de satellites.
Après avoir déterminé la courbe que les pla-nètes décrivent autour du soleil, et découvertles lois de leurs mouvemens ; Kepler était tropprès du principe dont ces lois dérivent, pourne pas le pressentir. La recherche de ce prin-cipe exerça souvent son imagination active;mais le moment n’était pas venu, de faire cedernier pas qui supposait l’invention de la Dyna-mique et de l'Analyse infinitésimale. Loin d’ap-procher du but, Kepler s’en écarta par devaines spéculations sur la cause motrice des pla-.