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ceux de Kepler et de Galilée . Très peu d’hommesont aussi bien mérité des sciences, par l’impor-tance et la sublimité de leurs recherches. L’ap-plication du pendule aux horloges, est un desplus beaux présens que l’on ait faits à l’Astro nomie et à la Géographie, qui sont redevablesde leurs progrès rapides, à cette heureuse in-vention et à celle du télescope dont il perfec-tionna considérablement la pratique et la théorie.11 reconnut au moyen des excellens objectifsqu’il parvint à construire, que les singulièresapparences de Saturne , sont produites par uuanneau fort mince dont cette planète est en-tourée. Son assiduité à les observer-, lui fit dé-couvrir un des satellites de Saturne . Il publiaces deux découvertes dans son Systema Satur-nium, ouvrage qui contient encore quelquestraces de ces idées py thagoriciennes dont Kepleravait tant abusé; mais que le véritable esprit dessciences qui, dans ce beau siècle, fit de si grandsprogrès, a pour toujours effacées. Le satellite deSaturne égalait le nombre des satellites , à celuides planètes alors connues : Huygens jugeantcette égalité nécessaire à l’harmonie du Systèmedu Monde, osa presque affirmer qu’il ne restaitplus de satellites à découvrir; et peu d’annéesaprès, Cassini en reconnut quatre nouveaux à
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