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thode qui consiste à s’élever par une suite d’inAductions , des phénomènes aux causes, et à re-descendre ensuite de ces causes, à tous lesdétails des phénomènes.
Les lois générales sont empreintes dans tousles cas particuliers ; mais elles y sont compli-quées de tant de circonstances étrangères , quela plus grande adresse est souvent nécessairepour les découvrir. Il faut choisir ou faire naîtreles phénomènes les plus propres à cet objet, lesmultiplier en variant leurs circonstances , etobserver ce qu’ils ont de commun entre eux.Ainsi, l’on s’élève successivement à des rapportsde plus en plus étendus , et l’on parvient enfinaux lois générales que l’on vérifie, soit par despreuves ou par des expériences directes, lorsquecela est possible ; soit en examinant si ellessatisfont à tous les phénomènes connus.
Telle est la méthode la plus sûre qui puissenousguider dans la recherche de la vérité. Aucunphilosophe n’a été, plus que Newton, fidèle àcette méthode : aucun n’a possédé à un plushaut point, ce tact heureux qui, faisant dis-cerner dans les objets, les principes générauxqu’ils recèlent, constitue le véritable génie dessciences; tact qui lui fit reconnaître dans la chuted’un corps , le principe de la pesanteur univer-