122 PRÉCIS DE L 5 HISTOIRE
Il n’en est pas des sciences comme de la lit'lératnre. Celle-ci a des limites qu’un homme degénie peut atteindre, lorsqu’il emploie unelangue perfectionnée. On le lit avec le même in-térêt dans tous les âges; et sa réputation, loin des’affaiblir par le temps, s’augmente par lesvains efforts de ceux qui cherchent à l’égaler.Les sciences, au contraire, sans bornes commela nature, s’accroissent à l’infini par les travauxdes générations successives : le plus parfait ou-vrage , en les élevant à une hauteur d’oü ellesne peuvent désormais descendre, donne nais-sance à de nouvelles découvertes, et prépareainsi des ouvrages qui doivent l’effacer. D’autresprésenteront sous un point de vue plus généralet plus simple, les théories exposées dans lelivre des Principes, et toutes les vérités qu’ila fait éclore ; mais il restera comme monumentde la profondeur du génie qui nous a révélé laplus grande loi de l’univers.
Cet ouvrage et le traité non moins originaldu même auteur sur l’Optique, réunissent aumérite des découvertes, celui d’être les meil-leurs modèles que l’on puisse se proposer dansles sciences, et dans l’art délicat de faire lesexpériences et de les assujettir au calcul. On yvoit les plus heureuses applications de la mé-