DE l’astronomie. 125
insignifiantes cle l’école, et ils crurent voir re-naître dans l’attraction universelle, ces qualitésoccultes que le philosophe français avait si jus-tement proscrites. Ce ne fut qu’a près avoir re-connu le vague des explications cartésiennes, quel’on envisagea l’attraction comme Newton l’avaitprésentée, c’est-à-dire -, comme un fait généralauquel il s’était élevé par une suite d’inductions,et d’où il était redescendu pour expliquer lesmouvemens célestes. Ce grand homme auraitmérité, sans doute, le reproche de rétablir lesqualités occultes ; s’il se fût contenté d’attribuerà l’attraction universelle, le mouvement ellip-tique des planètes et des comètes, les inégalitésdu mouvement de la lune, celles des degrésterrestres et de la pesanteur, la précession deséquinoxes, et le flux et reflux de la mer ; sansmontrer la liaison de son principe avec cesphénomènes. Mais les géomètres, en rectifiantet en généralisant ses démonstrations, ayanttrouvé le plus parfait accord entre les observa-tions et les résultats de l’analyse ; ils ont una-nimement adopté sa théorie du système dumonde, devenue par leurs recherches, la basede toute l’Astronomie . Cette liaison analyiiquedes faits particuliers avec un fait général, estce qui constitueune théorie. C’est ainsi qu'ayant