DE L’ASTRONOMIE. T 39
dantes du mouvement absolu qu’il peut avoirdans l’espace. La simplicité des lois delà nature,ne nous permet donc d’observer et de connaîtreque des rapports.
La loi de l’attraction donne aux corps cé-lestes , la propriété de s’attirer , à très peu prèscomme si leurs masses étaient réunies à leurscentres de gravité : elle donne encore à leurssurfaces et aux orbes qu’ils décrivent, la formeelliptique , la plus simple après les formes sphé-rique et circulaire, que l’antiquité jugea es-sentielles aux astres et à leurs mouvemens.
L’attraction se communique-t-elle dans uninstant, d’un corps à l’autre*? La durée de satransmission , si elle était sensible pour nous, semanifesterait principalement par une accéléra-tion séculaire dans le mouvement de la lune.On avait proposé ce moyen d’expliquer l’ac-célération que l’on observe dans ce mouvement;et l’on trouvait que pour satisfaire aux observa-tions , il fallait attribuer à la force attractive,une vitesse sept millions de fois plus grandeque celle d’un rayon lumineux. La cause del’équation séculaire de la lune, étant aujour-d’hui bien connue ; nous pouvons affirmer quel’attraction se transmet cinquante millions defois au moins, plus promptement que la