DE L’ASTRONOMIE. I/{5
deux cent mille milliards à parier contre un,qu’ils ne sont point l’effet du hasard ; ce quiforme une probabilité bien supérieure à cellede la plupart des évènemens historiques surlesquels nous ne nous permettons aucun doute.Nous devons donc croire, au moins avec la mêmeconfiance , qu’une cause primitive a dirigé lesmouvemens planétaires.
Un autre phénomène également remarquabledu système solaire, est le peu d’excentricitédes orbes des planètes et des satellites, tandisque ceux des comètes sont fort alongés ; les orbesde ce système n’olfrant point de nuances inter-médiaires entre une grande et une petite excen-tricité. Nous sommes encore forcés de recon-naître ici l’effet d’une cause régulière : le hasardn’eût point donné une forme presque circulaireaux q^bes de toutes les planètes; il est donc né-cessaire que la cause qui a déterminé les mou-vemens de ces corps, les ait rendus presquecirculaires : il faut de plus, que la grande excen-tricité des orbes des comètes, et la directionde leur mouvement dans tous les sens, en soientdes résultats nécessaires.
Quelle est cette cause primitive ? puisqu’ellea produit ou dirigé les mouvemens dés planètes,il faut qu’elle ait embrassé tous ces corps ; et yu
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