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Précis de l'histoire de l'astronomie / par M. le Marquis de Laplace
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l46 PRÉCIS DE l’histoire

les distances qui les séparent, elle ne peut avoirété qu’un fluide d’une immense étendue. Cefluide n’a pu leur donner un mouvement presquecirculaire autour du soleil dans le sens du mou-vement de rotation de cet astre, et dirigé à peuprès dans le plan de l’équateur solaire, sansavoir eu lui-même un mouvement semblable; ilenvironnait donc le soleil comme une atmo-sphère. La considération des mouvemens pla-nétaires nous conduit ainsi à penser qu’en vertud’une chaleur excessive, l’atmosphère du soleils’est primitivement étendue au-delà des orbesde toutes les planètes, et qu’elle s’est resserréesuccessivement jusqu’à ses limites actuelles. Siles planètes avaient pénétré profondément danscette atmosphère, sa résistance les aurait faittomber sur le soleil ; on peut donc conjecturerqu’elles ont été formées à ses limites succes-sives, par la condensation des zones de vapeursqu’elle a dû, en se refroidissant, abandonner dansle plan de son équateur. Les satellites ont pu êtreformés de la même manière, par la condensa-tion des atmosphères des planètes : il paraît mêmedifficile d’assigner une autre origine à l’anneaude Saturne . Je m’éloignerais trop de mon sujet,en rapportant ici les développemens de cettehypothèse, que j’ai donnés dans Y Exposition