î,/[8 PRÉCIS de l’histoire
tion du sphéroïde terrestre, qui faisant partici-per la rotation cle la lune, à ces grandes inéga-lités , ramène sans cesse vers nous le mêmehémisphère de ce satellite, et rend l’autrehémisphère invisible à jamais. C’est ainsi quel’attraction réciproque des trois premiers satel-lites de Jupiter a primitivement établi et main-tient le rapport que l’on observe entre leursmoyens mouvemens, et qui consiste, en ce quela longitude moyenne du premier satellite,moins trois fois celle du second, plus deux foiscelle du troisième , est constamment égale àdeux angles droits. En vertu des attractions cé-lestes, la grandeur de l’année sur chaque planète,est toujours à très peu près la même : le chan-gement d’inclinaison de son orbite à son équa-teur, renfermé dans d’étroites limites, ne peutapporter que de légères variétés dans la tempéra-ture des saisons. Il semble que la nature ait toutdisposé dans le ciel, pour assurer la durée dusystème planétaire , par des vues semblables àcelles qu’elle nous paraît suivre si admirablementsur la terre, pour la conservation des individus jet pour la perpétuité des espèces, (i)
Cette considération seule expliquerait la dis-
(i) C’est principalement à l’attraction des grands