DE L’ASTRONOMIE. Ïô~]
gemens successifs de la figure des nébuleuses,déjà sensibles dans quelques-unes, et spéciale-ment dans la belle nébuleuse d’Orion ; tels se-ront relativement aux étoiles, les principauxobjets de l’Astronomie future. Ses progrès dé-pendent de ces trois choses, la mesure du temps,celle des angles, et la perfection des instrumensd’optique. Les deux premières ne laissent main-tenant presque rien à désirer ; c’est donc prin-cipalement vers la troisième que les encourage-mens doivent être dirigés ; car il n’est pas dou-teux que si l’on parvient à donner de très grandesouvertures, aux lunettes achromatiques ; ' ellesferont découvrir dans les cieux, des phénomè-nes jusqu’à présent invisibles ; surtout si l’ona soin de les transporter dans l’atmosphère pureet rare des hautes montagnes de l’équateur.
11 reste encore à faire sur notre propre sys-tème, de nombreuses découvertes. La planèteUranus et ses satellites nouvellement reconnus ,donnaient lieu de conjecturer l’existence dequelques planètes jusqu’ici non observées. Onavait même soupçonné qu’il devait y en avoirune entre Jupiter et Mars, pour satisfaire àla progression double qui règne à peu près, dansles intervalles des orbes planétaires à celui deMercure. Ce soupçon a été confirmé par ladécon-