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II y a plusieurs images, & c’ëst aujourd’huy la retraite desonauves-fouris, & d’autres oiseaux nocturnes» * VoyageurVurieux, chapitre îz.
î ALERANES. Nom qu’on donne à cinq ou six Iíìes desIndes Occidentales, qui font à 2.5. degrez ou environ de la-titude Septentrionale , & à prés de 25. lieues de la côte deJucatan. Elles font basses & sablonneuses, & la plus granden a pas plus d’un mille Ou deux de tóur. Ces Ifles font àQeux ou trois milles f une de fautre, non pas fur la même•ligne ; mais dispersées ça & là, avec de bons canaux de vingtou trente brasses de profondeur entre-deuxjoù les vaisseauxpeuvent passer fort cómmodément.Elles ont toutes de bonsancrages du côté de fOiiest , & Ton y peut mouiller à telleprorondeur qu’on veut depuis dix brasses d’eau jusqu’à«eux lur un fable bien net. On trouve dans quelques-unestoi petit nombre dé buissons bas , qu’on appelle de bois deBurton ; mais la plupart ne produisent qu’une herbe, sauvagenommée du Motott , sans qu il y áit même de seau douce» Onn y voit pour animaux terrestres que de gros rats en fortgrande quantité ; & quant aux oiseaux j il y a un nombreprodigieux de Boubies,de Guerriers, & d’autres oiseaux def S r °sseur seulement d’un ceus. Ces divers oiseaux habitentoans Celles de ces Isies qui font les plus Septentrionales, &" s en Occupent deux ou trois ; mais chaque espece y a soncanton à part» Les Boubies tiennent plus de terrein qtie les■autres^, párce qu’ils font plus nombreux. Ceux de la gros-eiir d un œuf, quoy qu’en grande quantité, occupent fortP e u de place, à cause de leur petitesse. Ils ne laissent pas deominer seuls dans le petit quartier qu’ils habitent, fans*îue leurs voisins les inquiètent. Les oiseaux de ces trois ef-peces ne font point du tout sauvages, fur tout les Boubies.Eeur nombre est si grand qu’on ne peut aller dans leursquartiers , fans être à portée de leur bec * dont ils donnentContinuellement quelques coups à ceux qui passent.
GuillaumeDampier dans son Supplément des Voyages áu-ourdu Monde 2. part. ch. 1. dit qu’il vit ces oiseaux rán-goz par couples, ce qui íuy fit Croire qu’il y avoit un mâle, une femelle ; mais lors qu’il les frapa j il y en eut un quis envola de chaque endroit, celuy qui resta de chaque cou-P le continuant â donner des coups de bec. Comme il y ene ut plusieurs qui ne s’envolerent point, malgré les effortsu fit pour les y contraindre , il remarqua que c’étôient. es î e Unes qui n avoient pas encore appris à fe servir de£ urs ailes, quoiqu’ils fussent aussi gros & aussi fournie deplumes que leurs meres. Ils les avoient seulement un peuP'us blanches & plus nouvelles. Il s’apperçut aussi qu’il yen avoit toujours un des vieux qui fe tenoit aiiprés des pe-‘ts pour les garder. Les Guerriers & les Boubies, lorfqu’ilsj otent faire leurs provisions fur la mer, laissoient des gar-es auprès de leurs petits, de peur qu’ils ne sussent affamezP. r leurs voisins. II y avoit un grand nombre de ces Guer-ers qui étoient vieux ou estropiez , & hors d’état d’allerle rcher eux-mêmes leur pâture dàns la mer. Ceux-cy neenaeuroient pas avec leurs semblables. Ils étoient exclus de,.to' communauté, & avoient choisi de fe tenir à quelqueà tar *ce du reste.Ils n’avóient pas même de société entr’eux,ils OIÎ ^ CS ^oyoit dispersez d’un côté & d'autre aux lieux oùç^Po^voient piller plus impunément. Si un de ces oiseauxnoit° PleZ too'uvoit un jeune Boubie fans gardes, il luy don-g or „ Un § ra nd coup de bec fur le dos pour luy faire rendredu f ?Ce ^ Ue ces oiseaux sont tout d’un coup rejettant quel-A et0lS Un poisson ou deux aussi gros que le poignet, quit ava |ez par les vieuxGuerriers en un clin d’œil.LesGuer-. rs qui fe portent bien jouent quelquefois le même tourx vieux Boubies lorfqu’ils les trouvent en mer. Dampiermoigne avoir vû lui-même un de ces Guerriers voler droitj. JB re Un boubie , & luy donna un coup de bec qui luy fitdit f au ®' t ° t un gros poisson,fur lequel le Guerrier fon-t> r ''\P roril P t ement j qu’il l’attrapa en l’air lorfqu’il étoitC a . to mber dans seau. II se trouve une grande quantiténit P ° 1 ® 3n a quelque distance de ces Isles. C’est cq-qui four-bit t0US ^ es jours de la nourriture aux oiseaux qui les ha-j. etlt > jes poissons qu’on pefche aux environs font l’Empe-de B* Ooulu & lá Nourrice,qui aiment à se tenir auprèsp a y es sablonneuses. La Nourrice ressemble entierémentd’ev °n^ u> f ce n’est qu’elle a la peaû plus rude. On en faiti oellentes râpes.
S yl i a L . E RlA. Ville de l’Iste de Corse, qui fut sondée parde cpii r ^lviere de Tavignano , environ à douze lieuesÇ’ç/ide Corte , & à sept de la Bastie. Elle a été ruinée,toi Evêché suffragant de Pise. Ce qui en reste est le
long aune haute montagne, & consiste à peiftè èft douzemaisons qu’on voit parmy ses ruines. L’Evêque d ’Alertafait fa résidence à la Bastie selon les uns,& au bourg de Cer-vionis selon quelques autres. Ce bourg est áu milieu déflsie de Corse. * Maty , D/st. de tioll. Í70X.
As ES. Ville ancienne- dont Plutarqiie & Patisàniâs Fontmention. Elle étoit aux confins de la Beotte vers le Nord,joignant la Región desLocres Opuntiensfùr la rive droitedu fleuve Platanius qui séparé les Locres de lâ Beoíie.Cette ville fut détruite entierement par Sylla, & ses habi-tait s la rebâtirent. * Le Pere Lubin , T ables Géographiques.
ALES. Petite ville de fille de Sardaigne dàns la Provincede Logudori. Elle est située dans íà partie Occidentale, eáun endroit fort stérile, & n’est remarquable que par sonEvêché suffragant de Saffari. François de Vico dans fa Destcription de l’iste de Sardaigne , dit que cette ville est pres-que deserte , & qu’on n’y trouve guere d’autres maisonsque celles des Chanoines.
ALESA. Nom ancien d’une ville de Sicile , que l’on cròitêtre âujourd’hùy le bourg de T osa , dans la vallée de De-meura, où passe un fleuve nommé autrefois Alefrn ou Halefus y& aujourd’huy Pittineo. Cette ville d’Alesá ; qu’on a aussiappellëe Alaesa & tìalefà , avoit donné son nom à une fon-taine voisine dont on a écrit des choses fort difficiles à croi-re. On a prétendu que si quelqu’un joiioit de la flûte furses bords dans le temps qu’elle étoit calme- l’éau s’agitoit 8 cboiiillonnoit aussi-tôt jusqu’à s’enfler au dessus de son bas-sin , comme si elle eut voulu se montrer sensible à la dou-ceur de cette harmonie. *Solin, ch. ri. Descript. Sic. Clavier-Sicil. Aûtiq.
ALESSANO. Petite ville du Royaume de Naples, en La-tin Alexanum. Elle est située à cinq milles du Cap de SantaMaria di Leuca , dans la terre d’Otránte, avec Evêché suf-fragant de la ville de ce nom ,.qui n’en est éloignée que dèquinze milles. Cette ville est fort petite , & a titre de Du-ché. * Maty ■, Diiï. de Holl. iyoí.
ALESSIO ou Saint Alexis. Ville d’Albanie, située fur ùtiècôte sort escarpée, deux milles au dessus de l’embouchuredu Driìi dans le Golfe de ce nom, entre Croye au Midy;&Scutari au Septentrion. G’est une ville Episcopale, dontl’Evêché est suffragant de Durazzo. Elle est du côté de laDalmatie, avec un bon Fórt,& renommée à Cause de Geor-ge Castriót surnommé Scanderberg , qui y mourut fan1467. On la nommoit autrefois Lijfas. Les Turcs qui enfont en possession depuis plus de deux cens ans, f appellentArnaut-Eskendenaz.i. * Corovic , Itinéraire-.
ALESSO. Riviere d’Italie, qui coule dans le Royaumede Naples, & que les Latins appellent Alex & Carinus 1 . Estéarrose l’Abtùzze CiterieUre, & va fe perdre dans la mer deSicile.
ÁLESTEROÍsO. Ville de la Macédoine , située entréPhilippes & Salonichi. Elle étoit autrefois Episcopale , &suffragante de la premiere de ces deux villes. Ón rappelleàuísi Lefierocori - & en Latin Alectriopolis. C’est l’ancienne Ga~z,òrus. *Maty, D;c?» de Holl. X701.
ALESUS. Les Latins donnent ce nom à là petite rivièrede Pitineo qui coule dans la Sicile,& au Torrent cf Italie ap-pellé ‘Sanguinara-.
ÁLET. Ville de France dans le Bas Languedoc, avecEvêché, suffragant de f Archevêché de Narbonne. Elle estau pied des Monts Pyrénées, fur la riviere d’Aude» Cetteville est appellée indifféremment dans les anciens Actes, &dans les Autheurs du moyen siecle, Eletta , E leclam , 8 c Alec-ta. II ne faut pas la confondre avec Àlettm,qui certainementest la ville de S. Malo en Bretagne. On croit q u’A ries leBlanc j dont le Président Fauchet parle en ses AntiquitezGauloises,où il dit que Charles le Chauve donna à Bernard-Comte de Toulouíè, Carcaíîbnne, Rodez , & Arles léBlanc , doit être entendu d’Alet plutôt que d’AI bi : carquoyque la dénomination d’Albi donne l’idée de quelquechoie de blanc - qui est exprimé par le mot AÍbiis dans láLangue Latine; toutefois f état où étoit lá ville d Albi ; autemps que ce don fut fait, ne s’accorde pas au sentiment déceux qùi veulent qu’Arleà lé Blanc soit Albi ; puisque dutemps de Charles le Chauve, Ermengard étoit Comte d’Ahbi, comme le remarque Áimoni.us MonachuS, en son Traitéde la Translation des Reliques de S. Vincent.
M. de Graverai - Avocat & Académicien de Nîmes , dipdans son Abrégé fsistorique des vingt-deux Villes, Chefsdes Diocèses de la Province de Languedoc,- qu’en cas qudcet Arles le Blanc doive se rapporter à Áleí - ce qu’il apeE
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