CAiSAREÂ INSULA - Les Anciens appelioient ainsil’Iíle de Jersey qui est sur la côte de Normandie.
CvËSAREA MAGNA. C’est la ville d’Afrique en Bar-barie , qu’on appelle aujourd’huy 'Alcaçar-quivir.
"CjÉSARIÂNA. Ville ancienne d’Espagne, Le s Géogra-phes croyent que c'est celle de i’Ândalousie qu’on nomtoe■ aujourd’huy Xerés de la F routera.
CriSSARIS BURGUS. Nom que les Anciens ont donné•à la ville de Cherbourg dans la Baffe Normandie, à causeque les troupes de César pa'ssóient & repassoient en cc lieuquand il conquit l’Angleterre. * Voyez, Cherbourg.
CiE SARIS DICTÂTORIS VILLA. Lieu quson trou-voit dans une petite montagne du Royaume de Naples, &qu’on,appelle présentement Salvidti. Ce lieuétoit autrefois■célébré par ses Bains.
CcESARIS INSULA. C est la ville d’Alemagne nommée.présentement Keìservers
CvESARIS MONS. Nom Latin de la ville de Ka fer sb ergdans l’Alface.
CAÌSARODUNUM. Ville ancienne des Gaules. C'estcelle qui porte aujourd’huy le nom de Tours, & qui est ca-pitale de laTouraine.
CAíSAROMAGUS- Ville ancienne des Belges, qui futeppellée d'abord Bratíífpantimn , nom Celtique que Césarvoulut qu’elle quittât pour prendre eeluy de C afaromagm ,aprés qu’íi s'en fut rendu le maître. Auguste la mit dans laBelgique seconde. Lpielques-uns la prennent pour Beauvaisville de Picardie. * Audiffret, Geogr.
CiESAROMAGUS. Ville ancienne des Trinobantes. Onen voit les ruines proche du bourg de Burtvood, dans leComté d’Essex en Angleterre.
CiESATA ou Cœsada. Nom ancien de la Place d’Espagnequ’on appelle à présent Hita.
C/ËSIA SYLVA.Les Latins nomment ainsi la forêt d’A-lemagne que ceux du Pays appellent Jleferwaldt-
CAsSORTlUM. Ville ancienne des pauses. C’est cellede la Normandie qu’on nomme aujourd’huy Gisors.
CfETOBRTX. Ville ancienne dont Ptolemée fait men-tion , & qu’Antonio appelle C atobriga. On croit que c’esteelle du Royaume de Portugal qui porte le nom d ’Almada.
CAFFA. Ville de la petite Tartarie ou Cherfonese sati-rique , située au basd’une colline furie rivage de l’embou-chûre d’une riviere qu’on appelle Endel ou Karafu, envi-ron à vingt lieuës de Baciefaray. Elle est plus longue quelarge, & entourée de fortes murailles. 11 y a deux Châteauxaux deux bouts, qui avancent un peu dans la mer. Cela estcause que quand on regarde la ville de dessus un vaisseau ,elle paroît bâtie en demi-lune. Le Château qui est du côtédu Midy est fur une hauteur qui commande ses environs. IIest fort grand. L’autre est plus petit ; mais il est bien munid’artillerie. La mer en baigne 1e côté qui la regarde. Laville & se port font fort libres, de forte qu’on y entre 8cqu’on en fort fans demander permission. On n’y visitepoint les bâtimens, &un vaisseau n’a pas plûtôt jette l’an-chre,qu’il y vient plusieurs bateaux qui portent à terreceux qui veulent y descendre. Cassa a eu autrefois 1e nomde Tbeodofie. Les Grecs la sondèrent dans 1e cinquième sié-cle. Les Génois s’en rendirent maîtres Sc de plusieurs autresvilles maritimes en divers endroits de la même mer dans 1 etreizième siécle, du,temps de la guerre sainte & de la grandefaiblesse des Empereurs d’Orient. Us l’ont possédée jufqu’àce que Mahomet II. Tait conquise en 1574 . On y comptequatre mille massons, dont il y en a trois mille deux cetisde Mahométans Turcs & Tartares, 8c huit cens de Chré-tiens,Grées & Arméniens. Ces derniers y font en plus grandnombre que ses Grecs. Ces maisons font petites & toutes deterre, ainsi que les Bazars, ses Mosquées & ses Bains. Onne voit dans la ville aucun édifice de pierre,à l’exceptionde huit anciennes Eglises un peu ruinées que ses Génois yont bâties. Le terroir de Cassa est sec 8c sablonneux. Leseaux n’y font pas bonnes ; mais l’air y est extrêmement sain.
11 y a fort peu de jardins à l’entour. , 8c il n’y croît point defruit ; mais on en apporte en abondance de quelques villa-ges voisins. II n’y a presque point de villes au monde, oùtout ce qui est nécessaire à la vie sc donne à si bon marché.Le mouton,qui a en ce Pays-là un goût excellent, n’y coûteque quatre deniers la livre. Le beurre s’y vend encore moinsà proportion. 11 n’y en a point de fi bon dans toute la Tur- ;quie. La rade de Cassa est à l’abri de tous les vents, exceptede ceux duNord & dû Sud-Oiiest.Les vaisseaux y font à fan- ;chre>asscz proche du rivage, à dix ou' douze brasses fur un
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! fond limonneux qui est bon & bien asseuré. 11 s’yûj >0grand commerce,& plus qu’en aucun Port de la merN 0 uLe plus ordinaire est eeluy de poisson salé & de CavhAj,vient duPalus Meotide, & qui sc transporte dans toute 1rope & jufqu’aux Indes. La raison que ceUx du Pays 3 ??utent de la multitude presque infinie de poissons qu 0 » Lche dans ce marais qui n’est pas d’une fort grande éten 1 -c’est que l’fcau en étant iimonneufe, grasse 8c peucause du Tanais qui s’y jette, elle attire 1 e poisson n °!L e l-lementduTanais& de la mer Noire; mais encore delefpont & de f Archipel, 1e nourrit 8c l’engraisse en fy^iitemps. li s’y en prend ordinairement qui pèsent cí ‘ - n .huitòu neuf cens livres, & dont on fait trois à’quatr e 4 cítaux de Caviar. II sc fait aussi à Cassa un grand COIÎlfl V a n-de bled, de beurre & de sel, que l’on transporte à Cloo 1tinople & en plusieurs àutres lieux. Cette ville donn e ^nom au Détroit qu’on appelle Détroit de Casa , ou c i-Bojpbore C immenen. II est entre lá petite Tartarie àl^ i«
dent, & la Circassie à f Orient. C’est par ee Détroit ss*merde Zabache se décharge dans la mer Noire. Leì> e » t j,beglie ou Gouvernement de Cafta n’est que d’une soft ? ^te étendue, 8c n’a pour tout lieu considérable que se ^ce nom. C’est une Province dans la Prefqu’lfle de se .mée partie de la petite Tartarie. * Maty , Dicl. de tíoll■ JCAFFEN. Village du Royaume d’Alger , qu’on Pj £ ,pour l’ancienne f omnium ou Lomnium. II est situé fur seentre la ville d’Alger & celle de Carbona» * Maty, ^ 'Holl. 1701 . ... ... (.«il
CAFRERIE ou Toys des Cafres. Contrée d’Àfriselon Magin , s’étend depuis le Couchant de c abo-Ntfy $ques au Cap de Bonne Espérance , 8c en remontant 0 \vers 1e Nord jufqu’à la riviere de Magnice ou du S. bPar là il faudroit que la Cafrerie renfermât le Roy 3 ©©,^Mataman, qui en est pourtant séparé. Si l’on s’en J^PPc-pc,Sanut,eette côte doit être prise depuis les monts de se f ^fous le Tropique du Capricorne, &le vingt-troifie©^ .gré & demi de latitude Méridionale jufqu’au Cap de j: ane Espérance , & de-là en remontant vers 1e Nord j© <j e sla côte de Zanguebar. Dans cette supposition se P a 3: s -
Cafres a pour bornes l’Ocean Indien au Levant ; f^ ‘ Jeíque au Couchant ; 1e Méridional au Sud ; & ses Roy aU 'm(de Mataman & de Monomotapa, avec la côte de Zang u ^au Nord , ou plûtôt ses montagnes de la Lune qui fép* j,ce Pays au Septentrion du reste de la terre-ferme. F j 0 n'mirablement bien diversifiés cause que ces montagf© 5 Snent naissance à de fort belles vallées, & à quantitéseaux, qui baignent ses plaines. On n’a pas con n©* q,qu’il y ait aucun Royaume considérable dans toulefrerie. Les divers Peuples qui habitent cette côte, o©",^cun leurs Chefs particuliers. Les principaux qu’on a d .verts font ses Goringbaiconas, ses Gorachoriguas,8c sesguas , qui demeurent tout contre le Cap de Bonnece , à quatre ou cinq lieuës aux environs du Fort de s * j e ílandois, ses Cocboguas , ses grands & petits Garigur'tl^L^Hofaas , ses c bainouquas, ses Cobonas, les Sonquas, se squas , ses 1lítsaquas, ses Brigoudis, 8c ses Hanamquas. L a jfSdes Cafres n’est presque autre chose que des Montag^!^Caps, des Bayes & des Rades. Ces Negres n’ont po© 1 a $bitations fixes ; ils se tiennent dans des cabanes, où f° n \t
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tentes portatives comme ses Arabes, à commencerCap de Bonne Espérance, demeure des Hotentots, H' T,,,au 34 . degré 21 . minutes de latitude Méridionale c» 1 t( cvers 1e Levant. A trente lieuës plus loin on trouve t© ^ ^Cap appelle par ses Portugais C abo das Áigulhas , q ulpeu au de-là du 35 . degré. II y a prés de ce Capuf © 1 pffort poissonneuse & fort grande, qui s’étend de la c °.,Àâqu’à vingt-pinq lieuës en pleine mer,commençant à 1 © j(!vers la riviere douce, & íiniílant à l’Est vers la BíT \yPoissons. Entre ces deux Caps, à 34 . degreZ & demi ^titude, 8c ì huit ou neuf lieuës au de-là du Cap de yEspérance vers 1e Levant, est eeluy que ses Portug 3 ^ )inommé c abo falfo. La côte d’alentour est plus basse *1terre-ferme. j-s'
Les Cafres qui demeurent autour du Cap deperance sont maigres 8c laids, quoy qu’assez grand 3 -le teint livide & siazané comme ses Mulates ; mais ’ $demeurent aux environs du Usees-Bay sont plusde la taille ordinaire des Européens. Leur couleur l 1& roufsâtre,& leurs cheveux cours & frisez com© elame. Us-ont le front large 8c ridé, de beaux yeux î0 dbriilans, mais 1 e nez plat, 8c les lèvres fort épaisses, ©