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Tome I. [A - D.]
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CAP

i'y v *? e dessus j les dents tres-bonnes, & de la blancheur dekslj lre ’ cou d’une juste longueur , les épaules étroites,? tr °P grands, le poignet mince & maigre, les mainsleu rs Ien Dites & les doitgs longs. Ils laissent si fort croîtreÎ1 Sq 0n § le s qu’on les prendroit pour des griffes d "aigle.

P re íc[ue tous le ventre grêle, & le derriere extrcme-ìiabjt ^ aS 5 P arce qssallant tout nuds, où ne portant que des1%.■ ar S es ) leur corps n’est ni ferré ni tenu en équilibre,ítty l an UDessont fort déliées vers le gras,& leurspieds petitst[Hj Proportionnez,principalement les pieds des femmes,k etl 1 o ailleurs le teint d’autant plus uni, qu’on n’est so-t, llis ce Pays là ni à la rougeole ni à la petite verole. Cellesà C* Cariées ont le sein si gros, qu’elles donnent à têtertr es .j er >fans par derriere leurs épaules. Les hommes fontVig 0li & er s à la course, & en même temps tres-fermes & tres-ïls on f r l UX;ensorte ssu’ils arrêteroient un taureau tout court,têtu- beau ooup de mal-propreté dans leurs habits. Ils por-tWl^tour des épaules 8c du corps une efpece de manteauïïio lJt Ur descend jufqu’aux cuisses, & qui est fait de peau de’ï’ rois n .> de lapin, de dain , ou de quelque autre animal.ì>Ix .P^ees forment ce manteau. ?our les coudre enfem-ílirè& Sne ^ s dé bête leur fervent de fil, & une épine tres-%' iis tres 'piquante est leur aiguille. Au dessus des peaux^ e dat 1 ° I1 i t acc °ûtumé de porter, & dont le côté velu est en^ r éefr ° rS ss u vont eri voyage, ils en mettent une autrec °Ueh Us> dontle poil est en dehors. La nuit, quand ils fesûr i a ^ ou qu’il pleut, ils fe mettent une peau d’agneauil ety p Cte ; Le côté de la ^ine est le dedans du bonnet, &Pta ll f^d’un nœud par en haut. Leurs souliers font dek 0n j’ e r hinocerot qui dure long-temps. Ils font tout plats,f e ^ s att ^che fur le pied avec des courroyes. Le manteaust!e s est un peu plus long que celuy des hommes, &litre j rtent les reins une peau qui leur couvre le de»

eur bonnet est aussi d’une peau qu’elles attachent' L 'Une^,._ _ o. .n.. : n. L - f 1 ■ o...

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5 c °urroye , & elles s’ajustentiînepiece de drap furCQt We h sommes ornent leurs cheveux de petites plaquesfe r a f , s deniers, des coquilles & des grains de corail. Ilsfaclw 1 a tête,laissant divers floccons de cheveux. Us s’ar-^Oui tQ ut le poildu menton, & fe peignent le visage des'lui p l? les plus noires qu ils puissent trouver. Il y en atoìQ^nt des incisions fur la peau, & les remplissent de°' n .C ^uf, ce qui fait qu’ils sentent de cinquante paslei, 611 ? ont beaucoup de bétail ont le côté de dehorsl'e p 0 ^_babits tout reluisant de graisse;ceuxqui en ont peu

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que des peaux maigres. Ainsi parmi les Goring-gra(f S c * u ' font pauvres, il n’y a que leur Chef qui en aitr ass } ^e es ' beurs pendans d’oreiile sont des faisceaux de co-' er on r neu f ou “ix branches, chacune du poids d’un qua»t0l, )d u "cbes portent encore des chaînes de laiton au^etal $ . rac clets d’ivoire,& des boucles de cuivre,ou d’un1> fort*] 111 E entre for & f argent. Ces boucles leur ferrent■V e poignet qu’il s’y forme des ulcérés. D’autres fe$ l’hah' c °H' cr des entrailles d’une bête fraîchement tuée ,M’ô t ltU( k qu’ils ont à souffrir cette puanteur, fait qu’ilsjje ces k** P as m ^ me quand ils íè couchent. Ils prennent aussi1 §îra Û °^ aUx 'f ecs ? & s " en entortillent les jambes,tant pourki rs j ntlr des buissons que pour faire plus de bruit dans' :S " ^ Y en a stui fe font une poche de ces intestins^ e Ce rt ? Dur cou , & ils y mettent du tabac ,des pipes, &

, Su'ils j, a,ries racines qu’ils tirent du fond des rivières. Lors* e rt ) ij^ n \ en voyage , & qu’ils fe rencontrent dans un de-the tt; IIlac ' lent de ces racines avant que de s’endormir, &*IUe ç ent autour d’eux les morceaux mâchez,s’imaginantv fay^jp e e odeur fait fuir les bêtes farouches ; mais il est plusr! rot *s ^ .absoque ce font les feux qu’ils allument aux enx a nd F ^ eu où ils s’arrêtent qui éloignent ces animaux., lls sortent ils prennent une plume d’autruche,& une» e ?) lat sauvage , qu’ils attachent au bout d’un bâton' s ess° Uer ^ a poussière, 8c chasser les mouches dont cefr'che - r empli. Les femmes ne sortent jamais fans uneC|1 f a rit‘'p Uarr ^ e Pleine de bagatelles, & souvent même unp nt re les bras. Les Cafres pour toutes armes n’ontbêches & les zagayes ou assagayes, qui fontf ns de quatre ou cinq pieds de long, enchâssez danss Des75 & Pointu. ^

k^'hes^ 1065 rondes de la grosseur des trufes, que leurs!] ^rborj 0 ? 1 obercher, & font cuire dans seau ou fur lesd Wrs k* t ^ eur manger ordinaire. Ils ne tuent aucuneUs e cte ?,> a moins qu’elles ne soient vieilles ou mala-«tact, " ruent feulement quelques-unes le jour de leursX rCC n ’épargnent rien dans Cette occasion de

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rêjouiíîàncè. Comme ils n’ont pas l’adresse de préparer leursviandes, ainsi que font les autres Sauvages, ils fe jettent furles charognes qu’ils trouvent, & le plus souvent ils les man-gent toutes crues, ne Faisant que secouer les ordures desentrailles. Faute de chair ils vont chercher du poisson mortfur le rivage, & un chien de mer est un monceau délicatpour eux fil en vient par centaines fur la côte où ils mugis-sent à la maniéré des veaux. Les Cafres les tuent à coups debâton, & les piangent crus ou à demi-cuits, fans les laverni les nettoyer. Lors qu’ils ne fçavent que manger, ils cou-pent & font griller des morceaux des peaux qu’ils portentfur eux, & font craquer cela fous la dent comme du biscuit.S’ils trouvent un pot fur le feu chez un Hollandois,ils ava-lent récume toute bouillante , ce qu’ils font de même dumiel avec la cire quand ils en rencontrent dans les bois. Lerégalé qu’ils font à leurs malades , c’est de leur donner de$choux cuits avec du fromage blanc , du lard, & des feuillesde moutarde. Us ne boivent d’ordinaire que de l’eau qu dqlait, & ont appris des Européens à boire du vin & de l’eau-de-vie;mais il ne leur en faut guere pour les enyvrer. Toutce qu’ils fçavent pour les ouvrages de main , consiste à fairerougir du fer , à luy faire une pointe en le battant fur uneenclume ,8c à le mettre au bout de leurs flèches & de leurszagayes. Us font aussi des nattes de jonc pour en couvrirleurs cabanes. La plupart des Cafres n’ont ni canots ni ha-meçons, & ne fçavent que garder les troupeaux. Quand ilsvont chercher quelques nouveaux pâturages, ils chargentleurs bardes fur des bœufs, & les menent par le moyend’un morceau de bois qu’ils leur mettent au museau,

Quand un pere accorde sa fille à un jeune homme qui l’q.demandée, elle est obligée d’oBéïr sans murmurer. La chaî-ne nuptiale que l’époux luy donne, est un boyau de bœuffort gros , qu’il faut qu’elle porte au cou, julqu’à ce qu’é-.tant tout usé il tombe par pieces. Le festin des noces con-siste à prendre deux des plus gras moutons de leur habita-tion. On en fait bouillir une partie & rôtir l’áutre. II n’y aque les nouveaux mariez avec leurs peres & leurs meresqui ayent permission d’en manger. Si quelque autre qu’euxy touchoit, le mariage ne seroit pas légitime. 11s mangentjufqu’à la peau de ces moutons coupées en petits morceaux;ils la font griller fur les charbons, aprés en avoir raclé'lépoil. Les réjouissances finissent avec le jour, & les mariez;vont coucher ensemble fans autre façon. La plupart fe las-sent bien-tôt l’un de l’autre , & quoy qu’ils ne soient pointportez à la jalousie, ils punissent sévèrement les adultérés.Cependant on ne laisse pas d’avoir vû parmi eux des exem-ples terribles de 1a force de l’amour. Une femme pour nepas survivre à son mari fe jetta dans une fournaise ardente^Lc une fille fe précipita d’une roche, parce que son pere &fa mere avoient fait maltraiter son amant,qn’ils ne vouloientpas luy accorder pour mari. Quantité de Cafres atteignentl’âge de quatre-vingt, de cent & de cent dix ans. Ils enter-rent leurs morts astis Lc nuds, dans une profonde fosse qu’ilscouvrent de terre & de grosses pierres, de peur que les bê-tes ne les dévorent. Ces funérailles sont accompagnées d’unecérémonie tres-fâcheufe. Toutes les parentes du défuntsont obligées de fe faire couper le petit doigt de la main;gauche , pour le mettre auprès du mort, & les enfans à lamammelle ne font pas exempts de cette cruelle Loy. La fillehérité de la mere ,ies sœurs l’une de l’autre,St la malade ntìpeut disposer de ses biens qu’en leur faveur. S’il arrive quela défunte soit riche en bétail, il faut que l’heritiere perdeun morceau du petit doigt à chaque main, Cela est causequ’ils n’aiment pas à voir mourir leurs parens. Auflì ne man-que-nt-ils pas d’appeller d’abord un Médecin. C’est un hom-me qui porte avec luy un couteau à deux tranchans. Ltzpremière chose qu’il fait, c’est de saigner le malade à uneveine du dos ; & la seconde de luy appliquer un fer chaudambras, & de faire dégoûter sor la playe du lait chaud cuitavec des herbes. On connoît les hommes & les femmes qufíè mêlent de ce métier, à quantité de racines & d’herbesqu’ils portent pendus au cou.

A l’égard de la Justice qu’exercent les Cafres, si quel-qu’un d eux fait un larcin peu important,le Chef fe contentede luy donner un coup de bâton en prefence de tout lemonde > s’il est coupable d’un vol nocturne, & propre àcauser la ruine d’une famille,tel qu’est le vol des troupeaux,des pendans d’oreille,& des colliers de cristal, en quoy con-sistent toutes leurs richesses, 00 le va prendre, on luy lie lespieds & les poings, & on le laisse un jour fans manger niboire. Le lendemain les plus anciens de k Negrprie exanso

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