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Tome I. [A - D.]
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c ^ nt enfin à remplir fa place, ce qui fait que le nombre deq Groupes est toûjours complet, & qu’elles ne peuvent êtrePi p!) ° nnes * L’habillement des Janissaires qui iont gens def 0h ' Eun doliman & une veste par dessus d’étoffe de laine° e , bleuë, ou d’une autre couleur vive. Ils font assez'P 1 " 65 , & quand ils vont par la ville ils ont un turbanC j n nc p & pour toutes armes leur N abaut. C’est un bâton dePari a /* x £^ e< ^ s ’ ^ort gros & garni d’un petit cercle de feroy e P a s , pour l’empècher dc se fendre. Ils ont la ZarcolagUe ib marchent en cérémonie , ou qu'ils partent pour laVan ; r , e - Cette Zarcola est un bonnet de feutre, qui au de-p* la tête a un tuyau où font plantez un ou deux grandsV en [* ac ^ es , qui leur retombent derriere le dos. Ils relc-c P ;îl alors ordinairement les bouts de leur veste dans leur

& quiavec

—*3 uiuiuairement tes ooucs ue icui vcm. uim;soûf Ure -qui e ^- large d’un peu plus de trois doigts , êli 0e ó ent leur sabre. Us ont le mousquet sur l’épaùle

de bandoulière en écharpe où pend leur fourni-es > êc tiennent de la main droite leur mèche allumée,lest entor tillée autour de leur bras. Les Spahis, qui fontìatiisr ^ es à éheval, font vêtus des mêmes couleurs que lesL llrc s ; mais d'une maniéré tout-à-fait extravagante.t rçs r habillement de tête est un turban, qui différé des au-C l u ^ ^ ort a ros P ar c ^ evant: , & beaucoup plusir,i n n ®l’est fur les cotez, ce qui contribue à leur faire uneWÍÌ • se * ont une maniéré de camisole, pár défi usc 0 L e * e Us portent comme une casaque ou un ample justau-se rt .v ’ stui leur vient à la moitié de la cuisse, & qui est ref-cl la Jí une ceinture. Au bas de ce justaucorps, ils ont destatt a u s°- n l ar § es » stìil font froncées par le bas, & qui feDe v • nt un peu au dessus du soulier. Ces chausses où l'on

droj/ 1 koint de séparation, font íi étendues, qu'on les pren-^Un ° Urune J u P e P emnic - Leurs armes font un labrefont ^ìssquet, qui est attaché à une bandoulière, & qu'ilsc hev l - tout àtoit derriere leur dos. Quand ils font àde. 3 > ‘l s ont à côtéd’cux une gibeciere où leurs chargesh bail re /° nt doutes faites dans un rouleau de papier, avecCafQ c .stui est jointe au bout. Ils portent auflì l'arc & lejJ ois, avec une hache d'armes à l’arçon de la selle.^ fe trouve aucune Fontaine dans le Caire , & quoyc(jp P/ 11 * des puits aux maisons voisines du Kalú, seau n'end ti y ] b °nne.Ainsi l'on n’y boit que de celle que l'on apporteeojh ^°mme il en est éloigné de demi-lieuë, il y a beau-8c / gens qui gagnent leur vie à la vendre dans les ruësgr at . • Es maisons. Quelques autres en donnent à boiredans ltenien t- Ces derniers qui font fort propres, la portenttaiI es U P e P eau deboucfoûtenuë d’une large ceinture. Leurs‘ont d'un cuivre jaune fort clair & luisant, & ils fout%es ^ur charité, fur le revenu des fondations de quel-Pay e sonnes , qui ont laiílé par leur Testament de quoyP r «sp r ^ es sommes, pour les employer pendant le jour àbi,-, ^er à boire à tons ceux nui font Dressez de la soif. I.ec

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, tous ceux qui font pressez de la soif. Les

^tiTd ^ vîHo font hautes, quarrées, & faites de bois re-liHç ^ er * Elles tournent fur un pivot, & au dehors il y aPor t g Ce ^ e bois d’un pied en quarré, qui sert à fermer latjssçj,’ k rencontre de quelques petites chevilles de ferîVp c e a au dedans. La clef pour l’ouvrir est encore de boisf e aiUant de chevilles qu'il y en a dans la picce qui sertÛe S ^Pfe. On fe sert de la même invention dans la plupartiïip r , ai *ons, & l’on a quelques cadenats grossiers pour fer-q Ue es c°ss rC s. C’est une coutume établie au Caire, ainsiVoqj r l °us les Etats du Turc, que plusieurs de ceux qui

Port P ei í,. v oyage , mettent un cachet fur la serrure de leur- St ' - ■- " • ■

H ^"clqu'un l'osoit lever, quoy qu'il ne sût pointfil (L . S la maison ,il luy en coûleroit tout son bien , &Eotierement pauvre, il feroit sort malaisé qu'ilïç > il n 8 a Eres. Quand on porte un corps dans la fepultu-Potit r, 6 c acc ompagné de leurs Prêtres qui chantent, & quic We h r ^ a biere de temps en temps. Us récitent quelqueplocle Pfeâumes de David , & d’autres prières à leur^ y a t a P ro P°rti on des biens qu'a possidez Je défunt,Pjeu re n r>ombre de femmes louées tout exprès pour leW.quand Je convoy passe par les ruës. Les marquesàotss^oo qu’elles donnent en poussant des cris lugubres,Es ^ naturelles, qu'on les prendroit pour les paren-iSit ê^ort. Si c’est un homme marié , les femmes qu'il“hs épousées suivent le corps les cheveux épars & les ha-^ìír c sordre - E'air est rempli de leurs plaintes & de leurs^ 01 ^, & on ne volt rien en leur personne qui ne té-rt rs de ì^.^rrême désolation. Us placent leurs cime-tieres"b p: p a yiile, pour empêcher que l'air ne soit corrompu^ ion des corps. On y voit quantité de sépultures

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de marbre ou de belle pierre blanche . ornées par dessus deturbans ou de íìngeans, afin qu’on puisse connoître le sexe& la qualité de ceux qu'elles renferment. Les parens y vontfake des prières pour les Morts ; & les femmes dans leurslamentations récitent toute la vie des personnes qu’ellespleurent. Elles portent même à boire & à manger fur leurstombeaux,pour cn faire part à ceux qui passent, afin qu’ens'y arrêtant ils ayent aussi occasion de pleurer»

Les Egyptiens ou Maures dont le Caire est habité, fontd'un tempérament fort mélancolique. Us passent toutela journée dans une chambre à fumer où à s'entretenir sé-rieusement, & tiennent, que se promener comme nous fai-sons est une folie. Les François font en de grandes contrain-tes quand il vont chez eux,& fur tout quand ils y mangent»II fe faut asseoir les jambes repliées en croix fur des tapis >& íe tenir grave en cette posture. Se remuer est une inci-vilité, & si l’on étendoit les jambes ils s'ee plaindraientcomme d’une injure qui leur feroit faite. On doit aussiprendre garde à ne pas tourner les pieds contre eux, & onne peut leur en laisser voir le dessous fans qu'ils croyentqu'on les méprise. II est surprenant qu'ils puissent de-meurer trois ou quatre heures astis les jambes croisées,fansqu'ils changent de situation un seul moment.

Entre les choses les plus íinguîieres que l’on voit danscette ville, les fours où l’on fait éclorre les poulets,fansqu'on ait besoin de poules, méritent la curiosité des Voya-geurs. 11 n'y en a qu'en un seul endroit, & ils font au nom-bre de douze, divisez également çn deux cotez, avec uneallée au milieu d’environ six pieds de large. Us commencentà les chauffer vers la moitié du mois de Février, & ils leurdonnent une chaleur extrêmement temperée avec de la cen-dre chaude, de fiente de bœufs & de chameaux, mêléesd’un peu de paille & de terre, & puis léchées au Soleil. Usfont cela pendant dix jours, au bout defquels ils mettent lesœufs fur les étoupes qui font dans les fours* les rangeant enrond. Ces fours sont doubles,ayant deux étages & une voû-te à chacun» D ms ccluy d’en haut ils mettent quatre milleœufs en quatre rangs f un fur i'autre ; & dans celuy de dePfous il y en a feulement trois mille en trois rangs. Au mi-lieu de chaque voûte est une ouverture ronde, d’un piedde diamètre, pour donner moyen d'y regarder,afin de voirles poulets éclos , ou pour y laisser entrer quelquefois unpeu d’air, qui empêche que le degré de chaleur que l'on ydonne, ne fasse trop puissamment son effet, & l'on embar-rasse avec des étoupes l’ouverture qui est dans la voûted’enbas, de crainte que les poulets qui sortent des œufs netombent par là. Us font dix ou douze jours à éclorre,& l'oncontinuë cette forte de travail pendant quatre mois, &dans tout ce temps, ils mettent plus de trois cens mille œufsà éclorre de cette maniéré. Plusieurs croyent que cela ne fepeut faire qu’en Egypte , à cause de la chaleur du climat.Il n’y a qu’onze de ces fours où l’on en mette. Celuy quireste sert pour renfermer les poulets qu’on tire des autres,jufqu’à ce qu’il soit venu des Marchands pour les acheter.La maniéré de les vendre est encore particulière. On a unemesure de la grandeur de celles dont on fe sert pour lebled , mais qui est fans fond & qui n’a que les cotez. Onla pose contre terre, & on la remplit de petits poulets tantqu’elle en peut contenir. Alors on la retire, & ces pouletsrestant tous en masse , les Paysans les mettent dans des ca-ges pour les emporter à la campagne, où ils les élèvent. 11 yen a qui payent chaque mesure en argent. D’autres s’obli-gent à rendre au bout de quelques mois un certain nombrede grands poulets.

11 y a une autre ville à laquelle ses ruines ont fait donnerle nom de Vieux Caire. Elle est éloignée du nouveau d’unmille & demi, si ce n’est que vers les Greniers de Joseph *qui font comptez pour être du vieux, cette derniere villefe rapproche de I’autre de deux ou trois cens pas, quoyqu’elle soit à prés de quatre milles de la Contrée où de-meurent les François. En y allant il faut passer fous les ar-cades de l’Aqueduc, qui fait monter l’eau du Nil dans leChâteau , & qui font au nombre de trois cens cinquante;Ces arcades font étroites, & paraissent l’être d’autant plus *que l’Aqueduc est fort élevé, à cause de la situation duChâteau, qui est en un lieu fort haut. Le vieux Caire estsitué fur la rive d’un petit bras que fait le Nil, le long delaquelle il y a une assez longue fuite de bâtimens, qui fontséparez de cette rive par un chemin , & qui compose uncôté de ruë. Au derriere de ces maisons, on en trouve en-core quelques autres parsemées fans aucun ordre, qui font

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